Avec trois amis, Jules Gheude, Didier Melin et Thierry Ollevier, nous avons publié hier un « Manifeste pour la convocation des Etats-généraux de
la Wallonie ». La presse y a fait écho.
Constatant l’inéluctable évolution de la Flandre vers une forme d’indépendance quoi nous serait préjudiciable si elle se fait à ses seules
conditions, nous y plaidons pour une analyse, sans a priori ni limites, des pistes d’avenir possibles pour les Wallons.
1° Un Etat wallon indépendant ;
2° Un Etat wallo-bruxellois ;
3° La réunion à la France ;
4° La réunion à une autre composante européenne que la France.
Nous y constatons qu’il n’y a pas actuellement vraiment de comparaisons objectives, de compilation de faits concrets qui permettent aux Wallons de
choisir, en toute objectivité, quel avenir serait le meilleur. Nous souhaitons élargir le débat, par un appel à la constitution de dossiers objectifs, présentant les avantages, conditions et
inconvénients de ces quatre formules. Ces dossiers seraient ensuite soumis à une Assemblée largement représentative des forces vives de la Région et de la société civile au travers de ses divers
courants politiques et idéologiques.
Le fait que nous citions un « Etat wallo-bruxellois » parmi les quatre options, montre que nous ne nous désintéressons nullement de la donne
bruxelloise. Mais nous estimons essentiel que les Bruxellois se déterminent également eux-mêmes quant à leur avenir.
Indépendamment de nos choix personnels et de nos convictions, nous avons fait cet appel parce que nous estimons que l’heure n’est plus aux chamailles
partisanes, mais à la mobilisation dans la sagesse et l’entendement. Il est temps, pour nous, de réfléchir à une réponse de survie, digne, raisonnable et dans l’ordre.
Qu’on ne se méprenne pas sur le sens de cette initiative. Elle ne vise nullement à mettre de l’ordre dans le paysage institutionnel francophone. Sans
doute ce débat ne manque-t-il pas d’intérêt, mais il nous paraît totalement dépassé vu la précipitation des événements et la plus que probabilité d’une scission de l’Etat.
La presse quotidienne, tant flamande que francophone y a fait écho. Voici ce qu'en dit "Le
Soir", journal sur lequel un débat des lecteurs est ouvert.
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