C’est passé inaperçu (*), mais le 20 septembre dernier les directeurs généraux de l’administration flamande se sont réunis pour discuter d’un nouveau
rapport à l’attention du gouvernement flamand. Rapport qui complète, précise et corrige les 95 revendications de réforme de l’Etat.
Ce rapport est rendu nécessaire dans l'immédiat, parce qu'on le sait, l’article 35 de la Constitution n’a pas été déclaré révisable.
Pourtant, celui-ci stipule que les compétences résiduaires sont allouées aux Communautés et Régions alors que le pouvoir fédéral est responsable de tous les sujets qui lui sont spécifiés.
Embêtant parce qu’il serait logique qu’il devienne d’application le plus rapidement possible dans l’objectif d’obtenir les compétences plus homogènes, une plus grande autonomie fiscale ou encore
une division des compétences fédérales comme la Sécurité sociale, le Droit social ou la Justice…
Bref, les Flamands travaillent sur un texte apportant des précisions sur les changements législatifs nécessaires à un
approfondissement de la régionalisation. C’est de bonne guerre. Les Flamands préparent l’avenir.
Et si on analyse plus en profondeur certains thèmes, on peut se dire que, par exemple, les habitants francophones de Flandre (Communes à facilités,
Fourons, et autres…) auront bientôt des raisons supplémentaires de s’inquiéter. On sait, et les partis qui se disent défenseurs des ces habitants francophones en font grand cas, que la pression
internationale pousse à la ratification de la « Convention cadre pour la protection des minorités ». Les directeurs généraux de l’administration flamande en sont à formuler une
« définition juridique étanche de la minorité nationale qui ne présente aucun danger pour les principes de territorialité et la législation linguistique ». Pas mal, non ?
Il en va ainsi pour d’autres domaines, comme la régionalisation complète du Commerce extérieur, les soins de Santé, l’autonomie fiscale, les
représentations au sein des conseils des ministres européens, les organismes scientifiques restés fédéraux, etc…
Organisés, prévoyants et fidèles à la feuille de route historique du Mouvement flamand, ces exigences bien ficelées vont continuer à donner des
cheveux gris à ceux qui en face se contentent de faire comme si c’était le fait d’une « minorité d’extrémiste et que comme nous sommes tous belges, le bon sens prévaudra » et qu’il
faut continuer à n’être demandeur de rien.
Les Flamands auront ainsi bientôt « tout » ce dont ils ont besoin et, en face, « bêtement belges tous seuls », les partis
francophones traditionnels n’auront « rien ». Comme ils l’auront voulu et annoncé… pour notre plus grand malheur.
Sur Kanaal Z en NL (07/10), un débat auquel participaient le professeur Vermeersch de l’université de Gent ainsi qu’une éminence du Volksbeweging a également permis de préciser la notion de
« minorités » dans le sens décrit ci-dessus le jour où lorsque la Flandre ratifiera la convention sur la protection des minorités.
(*) Sauf pour Trends-Tendance du 20/09...
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