(Belga) En marge des discussions communautaires actuelles, Brigitte Grouwels (CD&V) souhaite savoir si la province du Brabant wallon
accepterait d'instaurer un bilinguisme généralisé. La secrétaire d'Etat bruxelloise a annoncé lundi avoir adressé une lettre aux bourgmestres des communes de cette jeune province pour tenter
d'avoir une réponse à cette question.
Pour Brigitte Grouwels, il s'agit d'y voir plus clair au sujet l'option d'étendre le statut bilingue de Bruxelles aux Brabants wallon et flamand. « Dans le cadre des discussions
institutionnelles actuelles, il importe de connaître les points de vue des différents partenaires », a-t-elle affirmé, dans un communiqué. D'après elle, cette piste du bilinguisme étendu est
de plus en plus souvent évoquée dans le cadre des discussions sur la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, Selon le porte-parole de la secrétaire d'Etat CD&V, interrogé
lundi après-midi, cette démarche a été entreprise « sans a priori, si ce n'est celui de ne pas toucher aux limites de la Région bruxelloise et à la frontière linguistique ». Dans sa
missive, la secrétaire d'Etat a ajouté qu'elle avait demandé aux bourgmestres si « les autorités concernées » pouvaient adhérer au principe de l'égalité de droits entre flamands du
Brabant wallon et francophones du Brabant flamand. Elle a rappelé qu'en 1962, les six communes du Brabant flamand s'étaient vu imposer des facilités. D'après elle, « trois communes du
Brabant wallon avaient été retenues pour bénéficier du même statut dans le projet de loi initial de l'époque. Elles ont catégoriquement refusé. Il importe aujourd'hui de savoir si les esprits ont
évolué », a enfin dit la secrétaire d'Etat.
Vous connaissez mon opinion. Il y a quelques années (en 2003 !), avec quelques amis nous avions annoncé ce risque dans le cadre du « grand marchandage » communautaire autour de
BHV. En nous posant en « chiens de garde de l’intégrité française (et donc wallonne) du Brabant wallon ».
En faisant cette demande,mais curieusement uniquement à destination des Wallons, Brigitte Grouwels ne fait que rejoindre les propos de quelques politiciens bruxellois (Maingain, encore lui !) qui ont suggérés un élargissement de Bruxelles à tout le Brabant (Brabant Flamand + Brabant
Wallon) et notamment D. Thiery du
FDF dont j'ai parlé dans un billet précédent.
Certains, en Brabant wallon, comme Charles Michel à Wavre ou Raymond Langendries
à Tubize, n’ont pas attendu cet appel pour annoncer que « ça ne les dérangerait pas ». Le risque est donc grand. Les mandataires des partis traditionnels n’ont pas souvent d’état d’âme,
ils obéissent aveuglément aux ordres de leurs présidents de partis. Carrière oblige !
Un Brabant wallon bilingue ? Pourrions-nous encore nous qualifier de « Wallons » ? Aurions-nous automatiquement un échevin flamand d'office de Rebecq à Orp-Jauche et de
Beauvechain à Villers-La-Ville ? Devrons-nous importer des agents flamands (les seuls à être naturellement « nés bilingues », forcément !) pour les guichets du nos communes ou
CPAS, aggravant notre taux de chômage, comme à Bruxelles où la majorité des emplois sont par principe donné à des Flamands (Même incompétents comme le reconnaissait Grouwels
elle-même) ?
Brabançons wallons, vous savez ce qu’il vous reste à faire : écrire à votre maïeur !
NB : Depuis, on sait qu'ils ne sont plus seuls... Vincent Scourneau, Jean-Luc Roland et Serge Kubla (mais est-ce étonnant ?)
les ont rejoints. Heureusement, Dimitri Legasse sauve un peu la mise en déclarant que cette proposition est dénuée de fondement.
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