Frustration de ne pas avoir été invité aux discussions par « l’Explorateur » ou plutôt preuves que celles-ci patinent méchamment ? Le
Vice-président bruxellissime (*) du MR s’est fendu hier de propos bien dans l’air du temps. « Que personne ne s'y trompe, la Flandre s'est constituée en nation, et aujourd'hui elle a la
prétention de s'ériger en Etat, dans la Belgique si elle en tire encore avantage, hors d'elle si ses intérêts le lui dictent. Les francophones auraient tort de croire qu'ils arrêteront la marche
en avant de la Flandre nationaliste en payant toujours un prix plus élevé pour maintenir un semblant d'unité ». « Face à l'Etat flamand qui se construit, les francophones ne peuvent
plus se contenter de raisonner en termes de Communauté ou de Région. Wallons et Bruxellois peuvent envisager de garder l'Etat belge sans la Flandre, en veillant au lien territorial entre
Bruxelles et la Wallonie. »
« Face à l'Etat flamand qui se construit, Wallons et Bruxellois peuvent envisager de garder l'Etat belge sans la Flandre ». Voilà le message principal de cette sortie
ultra-médiatisée et qui pourtant n’apporte rien de nouveau. Sauf que Maingain, se parant comme d’habitude de son rôle de « défenseur de la cause frankeupheune » aura bien mérité de la
« patrie résiduelle belgo-wallo-bruxellienne » qu’on nous prépare. Sachant l’effet de ses propos en Flandre, il montre par là que quel que soit le résultat des négociations (en fait, je
pense qu'il s’en tape !) : élargissement de Bruxelles à certaines communes de la périphérie ou maintien définitif de ces communes en Flandre, pour les politiciens (**) élus
comme lui sur le message « il faut sauver Willy la Belgique unie », leur choix est fait. Et il est temps de préparer la population et donc les esprits à la phase
suivante : l’Etat « Belgique-résidu ».
Contre la France. Il n’y a pas de surprise, finalement.
(*) Avez-vous remarqué qu'il ne prononce jamais (ou alors j'ai été distrait...) le mot « Wallon »
? C'est également lui aui est l'auteur de l'expression assez méprisante : « République des bords de Meuse »... pour qualifier laWallonie.
(**) Comparaison hasardeuse et n'ayant rien à voir avec la personne d'O. M. certes, mais voici une citation à méditer : « Après tout,
ce sont les dirigeants d'un pays qui en déterminent les lignes d'action, et ce n'est jamais qu'une question simple que d'entraîner le peuple, que ce soit dans une démocratie, une dictature
fasciste, un Parlement, ou une dictature communiste. (...) Le peuple peut toujours être converti à la cause des dirigeants. Cela est facile. Tout ce qu'il suffit de faire, c'est de leur
dire qu'ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme qui expose le pays au danger. Cela marche de la même manière dans tous les pays ».Elle est d'un
certain... Hermann Goering, notable nazi au procès de Nuremberg en 1945.
Je ne vous apprendrai pas que c'est Carl von Clausewitz (si mes souvenirs sont bons...) qui a écrit qu'une guerre commence toujours comme la précédente a terminé et qu'une
armée battue adopte les méthodes de son vainqueur.
Depuis 1945 (date du Congrès wallon de Liège) et plus particulièrement le referendum de 1950, dernière défaite de l'Etat unitaire, la propagande du régime a repris à son compte la recette de
cet individu en l'amplifiant aux moyen de ce medium extraordinairement puissant qu'est la télévision.
Ceci n'a rien à voir, mais avez-vous remarqué qu'Olivier Maingain et José Happart s'expriment tous deux sur un ton assez monocorde ?
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