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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 19:27

         « La sagesse est d'être fou lorsque les circonstances en valent la peine. » Jean Cocteau

Voilà bien une question qui m’est souvent posée.
 
Et il est vrai qu’en dehors d'un courant se sympathie généralement exprimé, un potentiel de voix existe bel et bien. Il suffit de voir les résultats des sondages qui donnent de 30 à 40 % des Wallons en faveur de la réunion de leur région à la France… en cas de déclaration d’indépendance de la Flandre.
 
« En cas de déclaration d’indépendance flamande ». Voilà une première raison. 
Les Wallons forment une population qui vit encore dans l’habitude d'une réussite économique que l'on a crue éternelle. C’est un truisme de dire qu’ils (leurs responsables politiques particulièrement) n'ont pas su voir venir le changement. C’est que les Wallons n'ont jamais cultivé de sentiment national wallon. Ils n'ont jamais eu collectivement l'impression de devoir « se défendre » (Jusqu’aux prises de conscience sous l’impulsion d’André Renard). Ce qui fait qu’ils continuent encore aujourd'hui de s'identifier à l'État belge sans éprouver le besoin de se bâtir une identité propre. Il n’y a pas de nationalisme wallon, alors qu’il y a bel et bien un nationalisme flamand qui permet une identification forte.
 
Les raisons en sont simples, les Wallons n'ont jamais été attaqués dans leur culture qui est restée française (de fait) bien qu’ils furent réunis sous des régimes étrangers successifs les dépassant en termes de cadre géopolitique. Ce n’est que dans les années 50-60, qu’il y a eu des revendications wallonnes tardives de processus de fédéralisation de la Belgique. Tendances qui ne furent que réactions à celles, lourde - et centrifuge, mais tout le monde ne l’a pas encore compris - venant de Flandre. L'autonomie obtenue par ces derniers a impliqué une autonomie « en miroir » des Wallons. L'évolution vers le fédéralisme s'est ainsi faite en décalage avec la mentalité de notre population, qui a toujours continué à penser « belge ». Le résultat est connu, ce manque d’identification politique wallonne, ou plutôt cette identification par défaut, identification de second niveau, n’a pas permis de prendre au sérieux des institutions régionales pourtant dotées de compétences et de budgets importants. Le niveau fédéral paraissant toujours plus important dans les esprits, les institutions politiques wallonnes ont été le refuge de politiciens de second ordre, de second choix.  On l’a vu encore récemment, le fait régional wallon est ainsi devenu une foire aux sous-régionalismes, mandats, pistons et subventions de toutes sortes participant (héritée !) de la sclérose du système Belge. Laquelle a alimenté (en le dopant, il n'avait pas besoin de ça !) l'autonomisme flamand… 
Voilà pourquoi, les Wallons ne bougeront pas tant que leurs médias et politiques continueront à les conforter, par lâcheté ou suivisme alimentaire, dans ce sentiment (ce mythe) de la « Belgique éternelle » et que, de leur côté et  fort subtilement, les Flamands ne changeront pas l’orientation de leur message qui consiste, sans le dire, à vouloir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière, c’est à dire un maximum d’autonomie pour ce qui les intéresse, tout en gardant la Belgique pour le reste.
 
La seconde raison, et ce que j’écris ci-dessus fait partie de cette logique, c’est que les réunionistes ont aux yeux des électeurs deux gros défauts rédhibitoires. Ils sont des « Cassandre » (*) et/ou encore ce que Michel Rocard nommait des « briseurs de rêves » (**).
- « Cassandre », parce que tout ce que le Mouvement wallon a prédit, sans être écouté, s’est réalisé. Nous le voyons tous les jours. C’en est même déprimant ! Les gens n'aiment pas qu'on leur annonce de mauvaises nouvelles.
- « Briseurs de rêves », à l’instar de Pierre-Mendès-France, Raymond Barre ou Michel Rocard, persuadés qu’il fallait « parler plus vrai, plus près des faits », dire la vérité, dire ce qui est. Ils ont été écartés, éclipsés, par des « marchands de rêves » qui rassurent. Car comme le disait Machiavel, « qui trompe trouvera toujours qui se laisse tromper ».
Ce côté « briseur de rêves » se traduit par des analyses percutantes, mais presque toujours dérangeantes si pas brutales, du mal wallon suivant le principe « qui aime bien châtie bien » dans le meilleur des cas. Au risque de donner l'impression de se réjouir des malheurs de la Wallonie. A quoi je pourrais opposer l’aphorisme « qu’on attrape pas les mouches avec du vinaigre ». Ce qu’ont, en contraste, très bien compris les quatre partis traditionnels et la mouvance populiste qui les complète.
Cet accent mis sur les points négatifs a été une constante du discours du Mouvement wallon qui a toujours été défensif. Historiquement, la seule période politique électoralement faste du Mouvement wallon est celle de l’aventure du Rassemblement wallon qui sous la direction inspirée d’un François Perin est parvenu à bousculer les certitudes et à faire rêver pendant quelques temps les Wallons d’un avenir meilleur grâce au fédéralisme (mais sans sortir de cadre belge évoqué ci-dessus). Intéressant de constater que la proposition fédéraliste, techniquement efficace, du R.W. a été récupérée et édulcorée par les « marchands de rêves » qui l’ont transformée (à reculons) en régionalisation… trop tardive et trop complexe pour être vraiment efficace. 
 
Ce diagnostic posé, la question demeure : « comment réformer notre image, la forme de notre message et le faire accepter ». Tel est et sera le principal défi quel les dirigeants (futurs ?) du mouvement réunioniste doivent s’atteler à résoudre. Dès maintenant. Puissent-ils oser écouter, s’ouvrir, sortir de leur isolement (***) et remettre en question leurs certitudes.
En espérant qu'il ne soit pas déjà trop tard... Et que les tenants du "Résidu" de Belgique ne l'emportent. 
 
Simple militant, je suis évidemment à l’écoute et preneur de toute bonne idée !
 
Enfin, un regret, le retard dommageable de mise en ligne du nouveau site Internet professionnel (promis pourtant pour la mi-juin par le responsable communication) du seul parti à défendre actuellement et ouvertement le réunionisme prive cette cause d'un excellent moyen de diffusion de son message en cette période d'inquiétude et d'instabilité.
 
 (*) Fille de Priam et d’Hécube, sœur jumelle d' Hélène, cette Troyenne de sang royal fut une prophétesse infaillible. Elle avait reçu ce don d’Apollon, qui lui demandait de céder à ses instances. Elle fit mine d'accepter, mais, nantie de sa faculté divinatoire, elle refusa de tenir sa promesse. Le dieu, indigné, fit en sorte que les prophéties de Cassandre ne fussent jamais prises au sérieux. Aussi, Cassandre assista impuissante aux préparatifs de la guerre de Troie qu'elle avait prédite. Elle s'opposa sans succès à l'entrée dans Troie du fameux cheval de bois. Après le sac de Troie, elle « échut en partage » au roi Agamemnon, qui conçut pour elle un amour véritable et la rendit mère de deux enfants. C'est en vain qu'elle supplia son maître et amant de ne pas retourner dans sa patrie. Agamemnon fut tué à Argos par Clytemnestre, son épouse, et Cassandre, ainsi que ses deux enfants, partagèrent le même sort…
 
(**) Merci à Pascal de Sutter (Ces fous qui nous gouvernent – Ed. Les Arènes) dont je me suis ici librement inspiré pour ce point.
 
 
(***) Au sens d’éviter le piège classique de s’entourer de conseillers qui pensent comme eux ou pire de courtisans qui ne sont donc pas ressentis comme dangereux. Un peu comme les sultans qui s’entouraient d’eunuques qu'ils croyaient tout dévoués et qui ne risquaient pas de fonder une nouvelle dynastie…

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Published by Claude Thayse - dans Réflexions
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commentaires

marc dodinval 16/10/2007 22:36

Monsieur Thayse,Je découvre votre blog, qui est fort bien fait.Rattacher la wallonie à la France est la dernière solution qu'envisagerons nos 4 partis politiques établis.Ils  y perdraient prébendes, mandats politiques en surnombre et seraient fondus dans l'UMP, le PS et les minuscules écolos français.En Belgique, ces partis noyautent les médias, qui relayent allègrement la solution d'une mini-Belgique; les rattachistes ne sont que de des "folkloristes" . Faites "rêver" nos concitoyens en leur montrant les avantages de faire partie d'un grand pays (l'avantage d'une langue unique, un plus grand marché de l'emploi sans critère linguistique, la défiscalisation dans les Dom/Tom pour les retraités, etc...). Pour faire rêver, il faut communiquer et pour communiquer, il faut des moyens financiers ou au minimum un site internet attrayant, une approche systématique de nos jeunes étudiants,universitaires, travailleurs, chômeurs. Pourquoi les syndicats ne relayent-ils pas vos idées ? Quel est la moyenne d'âge au RWF ? Pourquoi nos jeunes manifestent-ils avec des drapeaux belges et non wallons ou français?Les jeunes veulent du changement mais ne voyent aucune alternative sauf le "non vote". Qu'attendez-vous pour être plus présent (manque de bras, de créativité, de rêves) ? Quand on suit l'actualité Belge de loin, ce qui est mon cas, on ignore totalement votre existence. Se faire connaître , envers et contre tout, est la dure loi du marketing...hélas inexistant chez vous.

Claude Thayse 17/10/2007 10:02

Que vous dire ? Non, il n'y a pas de démarche marketing structurée.Oui, il il y un "Chargé de Communication" au RWFNon, nous ne sommes pas bien implantés au sein des syndicats, même si beaucoup, comme les politique d'ailleurs nous disent que nous avons raison. Mais les résisytances sont les mêms que pour le politiques. Beaucoup raisonnent en termes d'annexion, d'assimilation "brutale" et pas en terme de réunion négociée aux conditions acceptées par les deux parties, ce qui est le point de vue Français. Oui nos jeunes (et les autres) manifestent avec des drapeaux belges et pas Wallons. Mais il est difficile de perce la barrière des médias. Il faut pour ça avoir une représentation politique, donc une stratégie. Et surtout des moyens financiers importants.Oui nos jeunes (et les autres) manifestent avec des drapeaux belges. Mais avez-vous constaté l'énormee machine politique qu'il y a derrière. Depuis 60 ans, depuis le congrès de Liège en 1945, le régime a pris conscience du danger et a mis tous ses moyens (surtout audiovisuels) dans la balance. Regardez l'énorme campagne actuellement en cours dans la partie française du pays : "Toi aussi, sauve la Belgique" : "Y want you for Belgium"...Merci pour votre appréciation sur mon blogue !

WATRICE Raymond 14/09/2007 14:22

Vos analyses sur la vie politique belge sont extrêment pernitentes. Elles ne sont peut-être pas assez populaires. Elles devraient être mieux connues. C'est le dilemme : comment les diffuser ? Une suggestion, les faire parvenir directement aux cercles wallons de Bruxelles et de Wallonie en les invitant à les diffuser parmi leurs adhérents. La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles est très active sur ce chapitre.

Claude Thayse 14/09/2007 14:40

Je suis preneur !

Coche Paul 14/09/2007 08:37

Monsieur Thayse,Les frontières étatiques de la Belgique ne sont que des cicatrices de guerre et le "mal belge est incurable". Raisonnablement (...) le démembrement progressif et négocié de l'Etat belge est plus vraisemblable et aussi plus rentable pour tous qu'une brusque implosion provoquée par une crise sans issue. (...) La Belgique n'est plus une nécessité internationale sur le plan diplomatique mondial. (...) La solution finale la plus simple (...) est de réintégrer les Flamands dans les Pays-Bas néerlandais dont les horreurs de l'abominable 16e siècle les avait arrachés. Et de rattacher les provinces wallonnes à la France, à laquelle les populations se seraient si facilement assimilées sans la défaite de Napoléon à Waterloo. ( cfr. François Perin, La scission de la Belgique & Une nation introuvable)Quant à Bruxelles, malgré la présence d'une population aux origines et aux idiomes aussi divers qu'étranges, elle n'en demeure pas moins brabançonne et flamande. Pour réveiller les wallons aux réalités (notamment à la responsabilité de leurs dirigeants au 16e siècle) il s'avère urgentissime de leur relire les écrits de Charles Plisnier (Nationalisme wallon),Albert du Bois,  Joseph Boly (La  Wallonie dans le monde français), Maurice Bologne (Notre passé wallon), Albert Henry (Histoire des mots Wallon et Wallonie) et Charles-François Becquet. Alors, les zombies se réveilleront et comprendron qu'ils sont des Français à part entière. Sincères salutations.Paul COCHE

Claude Thayse 14/09/2007 09:03

Que répondre à ce commentaire plein de bon sens ?

hippolyte 13/09/2007 12:58

Concernant l'immersion, c'est inquiétant quant au choix fait par ces parents; si la remise en cause de la Belgique les fait douter de leur choix, c'est qu'ils avaient inscrits leurs enfants dans un but qui disparaitrait avec la Belgique. S'ils ont choisi l'immersion par patriotisme, c'est un peu bête...Sans polémiquer sur la méthode d el'immersion, il y a d'autres raisons au fait de connaître le néerlandais. Je suppose que personne n'imagine que nous n'aurons plus de contacts avec la Flandre. Moi je rêve plutôt de contacts pacifiés et forcément privilégiés vu notre passé commun. En bref, il sera au moins aussi utile de connaître le néerlandais que l'allemand dans le futur (futur français s'entend). Peut-être même plus sur un plan local. Nous serons "bons amis" plutôt que "époux en dispute". Séduisant, non ? Plus de menace d'envahissement réciproque, juste des voisins. plus d'obligation de bilinguisme pour ceci ou cela, de culpabilité sur la non-connaissance de la langue mais un choix.De même, les français du Sud apprennent plus massivement l'espagnol que l'allemand en toute logique et pour des raisons de proximité; il n'en sera pas différent pour nous. Il y en a qui vivent sans.Ah ! Vivement que tout cela soit pacifié et que chacun se sente plus heureux dans son nouveau cadre...PS : Par rapport à votre article, peut-être d'ailleurs que cela aussi manque au réunionisme. Càd montrer que ce n'est pas un courant  francophonissime mais qu'il est l'opportunité de vivre dans un cadre qui nous convient mieux et une occasion de pacifier les relations avec la Flandre. Mine de rien, au vu de l'histoire européenne des derniers siècles, c'est de la responsabilité de tout européen. Faut-il rappeler qu'avec ses particularismes et son histoire la France a été et est, avec l'Allemagne, le moteur principal de l'intégration européenne? Je mets ça en Post Scriptum mais je croix qu'il y a débat là-derrière. En une question : quel est le rapport du réunionisme avec la construction européenne ?Lever ce genre d'ambigüité serait au crédit de ce mouvement. Je pense que la France, en tant que nation l'a fait et le fait.

Claude Thayse 13/09/2007 13:02

Merci, remarque juducieuse.A votre question : "quel est le rapport du réunionisme avec la construction européenne ?" j'ai répondu dans une carte blanche au journal "Le Soir" : "La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe". Mais c'est un exercice de style un peu court, certes.

didier 13/09/2007 08:20

Excellente analyse Claude, ça résume parfaitement la situation.Autour de moi les gens ne sont pas prêts à voter RWF parce que- dans leur esprit l(et à la rtbf) a Belgique est éternelle - avec le RWF, ils ont l'impression d'avoir à faire à un groupuscule indéfinissable (par manque d'exposition médiatique certainement, par certaines prises de position aussi probablement: j'ai par exemple trouvé la "prise de la bastille dinantaise" le 11 juillet dernier particulièrement désastreuse en termes d'images pour le RWF).Mais lorsque le débat sur la Belgique est lancé, une fois dans l'éventualité d'une Belgique explosée, pas mal de monde préfèrerait la France.Cette tendance gonfle énormément en ces moments de crise (pardon: de "crisette").

Claude Thayse 13/09/2007 08:30

Merci !Il faut, en effet, tout faire pour lancer le "débat d'après Belgique". Intéressant sujet hier soir sur TV-Com à propos des doutes que vivent maintenant les parents d'enfants inscrits dans les classes d'immersion en néerlandais. Dans les faits, comme tu l'écris, le débat est lancé ! A nous d'être présents !

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