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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 12:02
Je trouve que cette définition - de Jean Quatremer (*) du journal « Libération », excellent observateur de la réalité belge - de ce qu’il est convenu d’appeler le « conflit communautaire belge »  ou encore « le problème linguistique » colle assez bien à la réalité.
Deux faits :  
« La Wallonie, c'est le cimetière économique de la Belgique ! » Voilà les propos tenus hier au JT de la RTB(f) par Dedecker, la nouvelle star montante du nationalisme flamand. Les propos sont clairs !  Venant après ceux de nombreux autres modérés comme Yves Leterme...
Enfin, à l’heure actuelle, il y 31 députés flamands se sont clairement déclarés nationalistes, voire séparatistes : 17 Vlaams Belang ; 5 Lijst Dedecker ; 4 NVA ; 3 VLD-ex Volksunie ; 1 CD&V-ex Volksunie. 
Même sans faire cette sélection, il est avident que le poids des partis ouvertement confédéralistes ou séparatistes est prépondérant sur les bancs flamands : 52 sièges (ceux du cartel CD&V/N-VA, du Vlaams Belang et de la liste Dedecker) à comparer aux 36 sièges que se partagent les élus VLD, SP.A-Spirit et Groen.
Même si les "Francophones" les plus optimistes continueront à vous dire que tous les Flamands ne sont pas indépendantistes ou séparatistes, qu'ils vont se ressaisir etc... Un autre calcul montre que sur les 88 sièges flamands à la Chambre, plus de la moitié (52) sont occupés par des élus du cartel flamand CD&V/N-VA (30) et de l'extrême droite flamande du VB et de DDK (22)
  

Les débats vont être intéressants entre des partis francophones qui ne veulent pas de réforme de la Constitution et des partis flamandsqui se sont faits élire sur ce programme. Ces derniers devront se montrer assez intransigeants pour obtenir rapidement une avancée. Au risque de se faire doubler en 2009, année d'élections régionales, par plus radicaux qu'eux. Ils sont dos au mur. La Flandre a clairement voté nationaliste.
 
Et pour les naïfs qui croient encore que « ce ne sont que les politiques qui sont comme ça », que les « vrais Flamands » sont différents, cette réflexion d’un ami travaillant dans une société commerciale (forcément) bilingue à Bruxelles (propos confirmés par d’autres depuis, employés ailleurs) : « ... à mon boulot, j'observe depuis hier le mépris et l'arrogance de certains collègues flamands. Je viens d'apprendre aussi qu'il y a de réelles tensions dans d'autres entreprises à Bruxelles… ». 

(*) trois articles récents : 1 - 2 - 3
 ... et Leterme dans le texte !

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Published by Claude Thayse - dans Actualité
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commentaires

Jean-Luc Vernal 27/11/2007 18:29

J'aimerais que l'on cesse de proclamer à tous vents que les origines de Bruxelles sont flamandes.  Rien n'est plus faux ! (Lire sur mon blog taliesin reporter dans Notes de rupture)  Bruxelles (bruocsella) a été fondée par un Prince français qui dut promettre de construire un castrum pour protéger Bruxelles contre les invasions permanentes en provenance de Flandre.  Ce que nous vivons actuellement est le dernier mauvais coup contre notre culture ancestrale.  Et je voudrais que se réveillent enfin, les 300.000 manifestants francophones qui descendaient dans les rues dans les années 1960 lorsque les excités flamands commençaient à tenter de faire main basse sur la capitale qui abrite 87 % de francophones.  Malheureusement, ces excités flamands semblent,  être aujourd'hui devenus 40% de la population flamande, et je crains qu'il ne soit plus possible, ni de revenir en arrière, ni de les calmer, ni de leur faire entendre raison.Malgré mon attachement sincère et romantique à la Belgique, à son Roi et à ses institutions, je pense donc que si les flamands veulent partir, qu'ils s'en aillent, et qu'ils quittent également Bruxelles et sa région, eux, leurs bandes armées du Voorpost et les autres chemises brunes ou noires de toutes leurs petites associations paramilitaires S.A ou SS locales, aussi leurs 40% de parlementaires hypocrites pour une autre capitale (Anvers ? Gand ? ou ailleurs) et qu'ils nous foutent enfin la paix.  Peut-être retrouverons-nous dans le même temps du travail pour tous les francophones, laissés sur le pavé pour cause de non-bilinguisme...  Mais avant tout il faut une consultation populaire, un vrai recensement avec volet linguistique...Jean-Luc Vernal.

Claude Thayse 27/11/2007 20:40

Euh ? Je viens de relire ce billet. Je ne proclame pas que les origines de Bruxelles sont flamandes !

Dr Jacques Grosjean 26/08/2007 00:50

Je vous remercie pour l'excellence de votre historique concernant la frontière linguistique. Cette quête incessante pour arriver enfin à  "clicher" leur territoire, cette obsession du "claim" qui était familière lors de la conquête du far-west, a pour moi quelque chose de poignant.Ce besoin de se trouver une identité irréfutable  - que ce soit par le sol ou par la langue - rappelle les précieux enseignements que Machiavel avait consigné dans son traîté à l'usage du Prince, et dans lequel il indiquait au Régnant les moyens à employer pour bien TENIR son peuple.On y retrouve également les relents du principe : " Cujus Regio, ejus Religio " par lequel la religion du suzerain s'imposait au peuple du territoire de sa souveraineté. (Paix d'Augsbourg, 1555.)Le vassal qui désirait éventuellement adhérer à une autre religion (catholique ou protestante) pouvait toujours émigrer !Une certaine ferveur flamande s'en rapproche : " Aanpassen...  of verhuizen ! "  Comme s'ils étaient partisans de cette variante du principe :  " Cujus Regio, ejus...  lingua ".

Claude Thayse 26/08/2007 21:25

Nous sommes bel et bien là dans une logique nationaliste. Les Flamands ne sont pas pressés de déclaere l'indépendancede leur Etat tant que les frontières n'en sont pas clichées. J'explique ça dan sle texte "l'heure approche où les Bruxellois vont devoir choisir".Merci de votre avis !

didier 14/06/2007 11:40

Excellent résumé et très intéressante mise au point!Je suis toujours abasourdi par la mauvaise foi flamande en ce qui concerne l'historique du tracé de la frontière linguistique.Tous les faits que tu décris sont oubliés. "La Périphérie c'est la Flandre, Bruxelles est une ville historiquement flamande - "oervlaamse stad", en Flandre on parle flamand". Point à la ligne.On se croirait au Kosovo (encore mais pour plus longtemps) serbe.

PARFAIT 13/06/2007 12:43

C'est l'éditorial de l'ECHO qui ce jour me paraît le plus juste: le pays n'est plus gouvernable sauf à faire chacun des compromis et de la part du CDNV-NVA à accepter l'élargissement de Bruxelles.J'aimerais retrouver qui étaient membres du gouvernement lorsque fut fixée la frontière linguistique. Ces hommes et femmes là seront peut-être demain responsables de grands malheurs pour nous et nos enfants. Que s'en souviennent  aujourd'hui les informateurs et formateurs ...Monsieur Eric LIBERT disait hier sur EURO-NEWS  que le salut  ne peut venir que de l'Europe .  Il  me paraît  qu'il faille  continuer  à informer la population mondiale. Urgemment.

Claude Thayse 13/06/2007 14:46

Je n’ai pas la composition du gouvernement. Le premier ministre de l’époque (de 1961 à 1965) était : Theo Lefèvre et c’est Arthur Gilson, Ministre de l’Intérieur et de la Fonction publique, à qui est revenue la tâche de contribuer à la rédaction de la loi du 24 juillet 1961 consacrant la suppression des questions relatives à l’usage des langues dans les opérations et formulaires du recensement général de la population ; de la loi du 6 avril 1962 relative à l’emploi des langues dans la diplomatie qui a permis un recrutement spécial de diplomates flamands ; et surtout, la loi du 8 novembre 1962 modifiant les limites des provinces, arrondissements et communes qui modifia celle du 28 juin 1932 sur l’emploi des langues en matière administrative fixant la frontière linguistique et réalisant ainsi l’homogénéité linguistique des provinces (hors Brabant) et arrondissements. Mais pour ceux qui connaissent mal l’histoire de cette frontière linguistique, je propose cette petite mise au point. Si l’Etat Belgique est officiellement trilingue (et si l'on met à part le domaine de langue allemande), il est surtout composé de deux aires linguistiques inégales : la Flandre au nord et la Wallonie au sud, avec au centre la région bilingue de Bruxelles-capitale. D'est en ouest, la Belgique est traversée en son milieu par une ligne de séparation culturelle datant du haut Moyen Age. Cette « frontière », dont le tracé est resté fixe au cours des âges, sépare des variétés dialectales: dialectes germaniques sud-néerlandais et dialecte d'oïl, héritiers du celte et du latin implanté en Gaule. Cette division ne correspond pas vraiment à une répartition identique des langues de culture. La frontière linguistique n'ayant jamais été totalement étanche : l'influence française s'est répandue dès la fin du XIIe siècle dans les milieux aristocratiques de Flandre, comme dans le reste de l’Europe. Le pays wallon gardant son homogénéité culturelle. Il s'est donc développé un état de bilinguisme différent de part et d'autre de la frontière linguistique : franco-wallon d'un côté, franco-flamand de l'autre. Conséquence :1.Le français est de longue date la langue de culture unique en Wallonie, tout comme dans la majeure partie de la France.2. Par suite de la francisation progressive, mais constante de Bruxelles, il l'est devenu de la majeure partie des habitants de cette ville primitivement flamande, habitants dont beaucoup sont Wallons d'origine, immigrés depuis la création de l’Etat en 1830 et attirés professionnellement par la fonction centralisatrice de capitale administrative et politique.3. Il a été, au moins depuis le XVIIIe siècle, la langue de l'élite sociale flamande qui se coupait ainsi du gros de la population. C’est de là que viennent tous les problèmes. Même s’il s’agissait d’un Etat tampon créé dans l’urgence sous la pression de l’Angleterre, le ciment de l'unité belge en 1830 a été facilité par le fait que la classe bourgeoise était francophone de part et d'autre de la frontière des dialectes. En Flandre, la lutte des classes se doubla donc, dès le début, d'une question linguistique aigue : la lutte du peuple flamand ne fut pas seulement sociale, mais aussi et surtout nationaliste. C'est au début du XXème siècle qu'apparut clairement cet aspect dual. Ce constat devait aboutir à une législation consacrant l'égalité des langues et l'unilinguisme des grandes régions, puis à des révisions constitutionnelles consacrant l'existence des communautés culturelles du pays. C’est ainsi que peu à peu, les dialectes flamands furent unifiés sur base de la langue néerlandaise. Celle-ci fut utilisée, en Flandre, par l'administration et dans toutes communications au public, on l'enseigna dans les écoles et depuis 1930, dans les universités.Et quoi de plus normal, en effet ? Mais ça ne s’est pas arrêté là. Devant le refus des Wallons et des Flamands d’un bilinguisme généralisé et obligatoire, et sous la pression des partis nationalistes flamands, on traça une frontière dite « linguistique » par la loi du 28 juin 1932 sur l'emploi des langues en matière administrative. Avec des exceptions étaient organisées en faveur des « minorités protégées » dans les communes à population mixte tout au long de la frontière linguistique. Le « bilinguisme externe » était organisé pour les avis et communications au public. D'autre part, la loi prévoyait la faculté d'utiliser la langue employée par les habitants et permettait la délivrance de traductions à tout intéressé. Il y avait donc des « facilités » de fait.. Cette loi de 1932 ne fixait pas définitivement la « frontière » mais permettait sagement d'adapter le Droit aux faits en fonction de leurs évolutions. Un recensement décennal était organisé, avec la création d’un volet linguistique dans ce but.En conséquence, si une minorité de 30 % faisait son apparition, la commune entrait dans le régime du « bilinguisme externe » et devenait, de droit et de fait, une commune « à facilités linguistiques ». De plus, si la majorité des habitants déclarait, lors du recensement, parler l'autre langue que celle de la région, la commune devait changer de régime linguistique, ce qui revenait à déplacer la « frontière flottante ». Parallèlement, à cette législation, la toi du 14 juillet 1932 sur l'enseignement avait prévu le maintien de « classes de transmutation » pour les minorités de l'autre langue. C'est ainsi que, comme à Gand et Anvers, il y eut des classes francophones à Vilvorde, à Leeuw-St-Pierre, à Crainhem, à Rhode-St-Genèse, à Grand-Bigard, à Hal, à Wemmel et à Tervuren etc… jusqu'à la loi de 1963. Dans les milieux flamands, on n'accepta jamais ce principe de recensement linguistique. Ils parvinrent ainsi à faire postposer jusqu'à 1954 la publication des résultats du recensement de… 1947. (il n’y avait pas eu de recensement en 1940, et pour cause ! Le recensement de 1947 fut donc le seul de son espèce, on le verra plus loin). La loi du 2 juillet 1954 intégra, fort logiquement, à l'agglomération de Bruxelles, les communes d'Evere, Ganshoren et Berchem-Ste-Agathe dans lesquelles la population, à concurrence de plus de 50% avait déclaré parler le plus fréquemment la langue française. Par ailleurs, dans quatre communes, c'est à dire à Wemmel, Linkebeek, Drogenbos et Crainhem où le recensement avait révélé l'existence d'une minorité francophone de plus de 30 %, fut organisé, sur base des lois de 1932, un régime de bilinguisme externe, comprenant des facilités pour les francophones. Enfin, certaines communes comme Wezembeek, Dilbeek et Rhode-St-Genèse, n'obtinrent pas, de peu, ce régime. Le mécontentement des flamands fût vif. Ils parvinrent encore à postposer le recensement de 1960. Un quart des bourgmestres flamands du Brabant se révoltèrent en refusant de distribuer les formulaires qui comprenaient des questions linguistiques. Finalement, la loi du 24 juillet 1961 avalisa leur refus, en prescrivant de faire le recensement sans question relative à l'emploi des langues… C'est ainsi que pour assurer la paix communautaire (!), en 1962 (loi du 8 novembre pour la « frontière linguistique » entre Flandre et Wallonie) et en 1963 (loi du 30 juillet pour l'emploi des langues en matière administrative et loi du 2 août sur l'enseignement), on fixa « la frontière linguistique » et, en particulier, les limites de l'agglomération bruxelloise, en donnant à plusieurs communes dont six dans la périphérie bruxelloise, le statut de « communes à facilités ». Il en fût de même le long de la frontière lingustique. Si vous avez bien suivi, il faut noter et souligner que pour fixer les limites entre Bruxelles et la périphérie ou ailleurs entre les Régions, en 1963, on reprit les limites administratives héritées, en 1954, du recensement de... 1947, sans se préoccuper des « minorités » francophones parfois importantes existant en dehors des six communes à facilités et, loin de chercher à connaître l'ampleur de ces minorités grâce à un dernier recensement, on fit comme si elles n'existaient pas... Il en a été de même dans les Fourons.  Si à l'époque, l'état unitaire subsistait toujours - la Province de Brabant n’était pas encore scindée et aucune communautarisation ou régionalisation n'avait encore eu lieu - l’importance, la gravité, au regard des droits de l'homme, de cette décision législative n'apparût que bien plus tard... La minorité francophone qui existait depuis toujours et qui ne cessait de grossir avec le développement de Bruxelles, était purement et simplement rayée de la carte...  Au même titre que les francophones de Flandre.On comprend dès lors que le compromis de 1963 ne satisfaisait pas les francophones locaux actifs en politique car il réduisait Bruxelles à un territoire trop exigu, amputé de son hinterland économique naturel et parce qu'il laissait sans aucun droits linguistiques une importante population francophone vivant dans la périphérie, en dehors de six communes. Les plus lucides (pour la plupart, issus du Mouvement wallon) commencèrent même, dès ce moment à craindre pour l'avenir des communes à facilités dont on ne dira jamais assez qu'aux yeux des Flamands, leur statut ne pouvait être que transitoire. Et à juste titre, les revendications actuelles pour la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde confirment ces craintes. Ces citoyens francophones s'estimant sacrifiés jugèrent inacceptable d'être ainsi victimes d'une sorte de raison d'état ! Des listes francophones destinées à protester et à défendre sur le terrain local les droits des francophones se présentèrent aux élections communales en 1964, dans certaines communes seulement, mais plus franchement ensuite, et d'une manière plus généralisée, dès 1970. De nombreux conseillers communaux francophones furent ainsi élus, exprimant la volonté d'une partie de la population de protester contre le statut qui lui était imposé et de se doter de défenseurs. Dès 1970, il y ainsi eut des échevins (adjoints au Maire) francophones et, dès 1976, des bourgmestres (Maires) francophones, avec des majorités absolues! Et c’est pour tenter d'empêcher cette évolution que, sous prétexte de rationalisation des équipements collectifs, des fusions de communes furent ensuite décidées en 1975 (avec Jean-Luc Dehaene comme ministre des Réformes institutionnelles), noyant ainsi de fortes minorités francophones dans des ensembles plus vastes à large majorité flamande.Ce fut le cas, en périphérie bruxelloise pour- Asse qui absorba Bekkerzeel, Mollem, Kobbegem, Rolegem et Zellik- Beersel qui absorba Alsemberg, Dworp, Huizingen et Lot- Dilbeek qui absorba Grand-Bigard, Itterbeek, Schepdaal, StMartens-Bodegem et St- Ulriks-Kapelle,- Grimbergen qui absorba Beigem, Humbeek et StrombeekBever,- Leeuw-St-Pierre qui absorba Oudenaken, Ruisbroeck, St Laureins-Berchem et Vlezembeek,- Meise qui absorba Wolvertem,- Vilvorde qui absorba Peutie,- Zaventem qui absorba Nossegem, Woluwé-St-Etienne et Sterrebeek.- Tervueren qui absorba Duisburg et VossemEt dans les Fourons où la flamandisation s'en est trouvée facilitée à terme par l'apport de résident hollandais fuyant la pression foncière dans leur pays.La suite ? Prochainement sur vos écrans !Avec la « solution administrative » (pour reprendre l’euphémisme d’Yves Leterme) à apporter à la revendication de scission de l’arrondissement de BHV… A noter, enfin, que tout ce débat linguistique cache en réalité une revendication nationalo-économique plutôt que culturelle. Alors que la Wallonie a nourri l'ensemble de la Belgique jusqu’au environs de 1960, la situation s’est inversée et la Flandre est nettement moins en faveur d’une solidarité.Complément : Tiré des conclusions de la Commission Harmel (n'oublions pas ce que c'était cette commission qui a mis en place ces facilités): Citation:1) Il existe au sein de la nation belge deux communautés culturelles et linguistiques: la communauté wallonne et la communauté flamande; 2) Ces deux communautés sont homogènes et ce caractère doit être respecté. Les Flamands qui s’établissent en Wallonie, et les Wallons qui s’établissent en Flandre doivent s’adapter au milieu; 3) Par voie de conséquence, tout organisme public ou institutionnel privé remplissant une mission d’intérêt public, doit être, en principe, français en Wallonie, et néerlandais en Flandre; 4) L’agglomération bruxelloise doit être le bien commun de la communauté wallonne et de la communauté flamande. Wallons et Flamands doivent y jouir de droits culturels égaux. Leur individualité doit y être respectée et les moyens doivent leur être donnés de la maintenir et de la développer. (Chapitre III, F – c, § I, p. 266).Citation:1) Les principes ont fait l’objet d’un accord unanime de ses membres et peuvent se résumer comme suit: 2) Il existe en Belgique deux communautés culturelles : la communauté wallonne et la communauté flamande; 3) La première est de langue française, la seconde de langue néerlandaise; 4) Les deux communautés doivent être homogènes : en aucun cas, l’État ne saurait encourager la constitution ou le maintien de minorités linguistiques dans l’une ou l’autre communauté; 5) Il n’existe pas de communauté culturelle bruxelloise; 6) Il existe cependant une entité bruxelloise, bien commun des deux communautés culturelles, dans laquelle Wallons et Flamands doivent pouvoir conserver leurs caractères propres. (Chapitre I, p. 309, "section culturelle")Citation:1) La communauté wallonne et la communauté flamande doivent être homogènes. Les Flamands qui s’établissent en Wallonie et les Wallons qui s’établissent en Flandre doivent être résorbés par le milieu. L’élément personnel et ainsi sacrifié au profit de l’élément territorial; 2) Par voie de conséquence, tout l’appareil culturel doit être français en Wallonie et néerlandais en Flandre; 3) La communauté wallonne et la communauté flamande doivent conserver les enfants nés respectivement en Wallonie et en Flandre et émigrés à Bruxelles, de même que ceux qui sont nés à Bruxelles de parents originaires de Wallonie et de Flandre. Dans la capitale, l’élément personnel doit l’emporter sur l’élément territorial.

« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
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