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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 05:21
Avant-hier, je vous parlais de l’interview accordée à « Vers l’Avenir » par Jules GHEUDE à propos de son dernier ouvrage (*) dont je vous recommande la lecture. Cerise sur le gâteau, pour vous chers lecteurs de ce blogue, il m’a fait l’amitié et l’honneur d’accepter de livrer quelques réflexions quant à la situation politique actuelle et à l'avenir de l'Etat belge. Vous excuserez et comprendrez donc la longueur exceptionnelle de ce billet.
 
Jules Gheude, vous qui suivez l’évolution communautaire depuis près de quarante ans, quel constat dressez-vous aujourd’hui ?
 
Le 17 mai 2006, « Le Monde » a publié l’un de mes articles intitulé « La Belgique à l’agonie ». Ce titre, à lui seul, pourrait répondre à votre question. Le fédéralisme, en faveur duquel je me suis engagé au lendemain du fameux « Walen buiten » en 1968, se révèle être aujourd’hui un échec total. Pour réussir une recette fédérale - peu importe finalement le nombre de composantes -, il faut une volonté clairement exprimée de continuer à vivre ensemble dans un climat de confiance et de respect mutuels, où chacun est prêt, si le besoin s’en fait sentir, à jouer le jeu de la solidarité. Chez nous, c’est l’agressivité, la suspicion et la chamaille constantes.
 
La faute à qui ?
 
En fait, l’explication de l’échec se trouve résumée dans le sous-titre que Manu Ruys a donné à son ouvrage « Les Flamands » en 1973 : « Une nation en devenir ». La Flandre s’est bel et bien érigée en nation. On commence par fixer une frontière en 1961, sur une base exclusivement linguistique. La « moedertaal » est le critère objectif suprême. Pas question de recourir, de près ou de loin, à un référendum pour connaître la volonté des individus. L’appartenance à la communauté flamande est imposée par la transmission, de génération en génération, du dialecte ancestral. Une fois le territoire fixé, il s’agit d’en assurer l’homogénéité linguistique : ce sera chose faite en 1971, avec le décret de septembre : obligation de s’exprimer en flamand dans les entreprises, avec sanction judiciaire à la clé ! Aujourd’hui, les projets de Constitution flamande parlent expressément de « nation flamande ».
 
Il n’y a pas de phénomène identique du côté wallon ?
 
Non. Il y a bien cette mouvance Van Cauwenberghe-Happart qui s’obstine à vouloir forger une « identité wallonne ». S’il faut la forger, c’est qu’elle n’existe pas. Et pour cause. Nous sommes de langue et de culture françaises. Point. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille nier les dialectes et les colorations locales.
 
Les Wallons, dans leur grande majorité, se sentent donc encore Belges ?
 
Oui. Et c’est là qu’est le drame. Car la « nation belge » n’existe plus, si tant est qu’elle ait jamais existé. Vous connaissez la définition qu’Ernest Renan donnait de la nation : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune, un plébiscite de tous les jours. On est bien loin du compte !
 
Et pourtant, le récent sondage « Le Soir-De Standaard » a révélé que plus de 90% des personnes interrogées, tant au Nord qu’au Sud, afficheraient leur attachement à la Belgique.
 
Cette frénésie de sondages à laquelle on a été confronté au lendemain de la diffusion du fameux documentaire-fiction de la RTBF m’apparaît extrêmement dangereuse, car elle tend à faire croire qu’il y a un décalage profond en Flandre entre la population et les leaders politiques. Or, ceux-ci sont issus des urnes. La réalité, c’est que le parti flamand qui ferait preuve de tiédeur en ce qui concerne la défense des intérêts fondamentaux de la Flandre, se retrouverait automatiquement sanctionné par l’électeur, qui n’est autre que…cet homme de la rue actuellement sondé par les médias. Souvenez-vous de la Volksunie, qui fut laminée en 1978 pour avoir défendu loyalement le pacte d’Egmont…
 
Tout le monde n’est pas séparatiste en Flandre… dit-on parfois.
 
Faisons le compte. Le Vlaams Belang totalise un million d’électeurs. Outre son option raciste et xénophobe, on sait qu’il ne vibre pas d’amour pour la Belgique. L’un des ses slogans favoris n’est-il pas « België barst ! » ? Le CD&V, actuellement en tête dans les sondages - je voudrais rappeler ici que son ancêtre, le CVP, fut à la base de tous les actes politico-législatifs qui ont sapé progressivement l’unité du pays -, s’est prononcé clairement en faveur du modèle confédéral et son allié en cartel, la N-VA, s’affiche franchement séparatiste. Tout comme Spirit, d’ailleurs, l’autre élément de l’ex-Volksunie, accouplé au SP.A. Les socialistes flamands prônent la régionalisation de l’emploi et Johan Vande Lanotte, leur président, a déclaré au « Vif » qu’il avait également d’autres secteurs en tête. Dans un entretien récent dans « Knack », l’ancien ministre SP.A Van den Bossche, le père de l’actuelle vice-Première ministre, a, pour sa part, révélé qu’il était confédéraliste par réalisme… Quant à l’Open VLD, qui passe pour être le moins radical, son président, Bart Somers, a tenu à préciser : Nous croyons fermement qu’il faut une nouvelle réforme de l’Etat, surtout dans le domaine socio-économique. (…) Il y a un large consensus en Flandre, matérialisé par les résolutions du parlement flamand. Vous aurez d’ailleurs constaté que le Premier ministre Guy Verhofstadt (Open VLD), qui tenait jusqu’ici un discours minimaliste sur le plan institutionnel, prône maintenant une grande coalition pour une grande réforme de l’Etat
 
Les sondages ne reflètent donc pas la réalité ?
 
Certainement pas. Ils peuvent d’ailleurs être totalement contradictoires. Le même Flamand se déclarera contre le séparatisme mais pour la scission de la sécurité sociale. Or, on ne peut vouloir à la fois le maintien de l’Etat belge et la disparition de l’un des derniers piliers de la solidarité !
 
Votre dernier ouvrage est intitulé « L’incurable mal belge ». Ce mal, comment le définiriez-vous ?
 
Il porte un nom très simple : le nationalisme flamand. Et il est irréversible. Voyez la démarche actuelle d’Yves Leterme, le ministre-président flamand. L’échelon fédéral ne l’intéresse que pouvoir décrocher davantage de leviers d’action pour la Flandre…
 
Vous avez pris François Perin comme fil conducteur. Vous êtes visiblement toujours séduit par le personnage.
 
J’ai eu la chance de faire partie de son cabinet de la Réforme des Institutions, de 1974 à 1976. C’est l’imagination créatrice personnifiée. Il a dépensé une énergie peu commune pour faire aboutir la réforme fédérale de l’Etat. Et même lorsqu’il était dans l’opposition, il a toujours adopté une attitude constructive, n’hésitant pas parfois à se mettre à dos ses propres amis politiques…
 
Jean Gol, par exemple ?
 
J’ai également été l’un des proches collaborateurs de Jean Gol, en 1980. C’était un esprit brillant, mais qui était incapable de concevoir l’opposition d’une manière positive. Par ailleurs, son manque de ferveur européenne a été à l’origine de la rupture de François Perin avec le PRL, en 1985. Car la construction de l’Europe sur une base fédérale constituait, avec l’instauration du fédéralisme en Belgique, tout l’enjeu du combat politique de François Perin. Le moins qu’on puisse dire est que, sur ces deux plans, il a de sérieuses raisons d’être déçu aujourd’hui…
 
En lisant les notes personnelles de François Perin, on apprend qu’il s’était efforcé, au lendemain de l’échec du pacte d’Egmont-Stuyvenberg, d’obtenir un accord institutionnel avec le PVV.
 
Oui, et il a dû constater que les libéraux flamands, notamment Herman Vanderpoorten et Louis Waltniel, n’étaient prêts à aucune concession. Ils se livrèrent d’ailleurs à une belle surenchère flamingante à la commission du Sénat sur le projet 261 !
 
Curieuse aussi cette entrevue au cours de laquelle, en octobre 1978, François Perin insiste auprès du roi Baudouin sur la nécessité de négocier avec les Flamands sur la base de la fusion des communes bruxelloises. Non seulement le souverain se dit convaincu, mais il demande à François Perin d’en convaincre André Lagasse !
 
Oui. François Perin s’est empressé d’expliquer au roi que sa rupture avec le FDF en 1976 avait précisément eu cette thèse comme cause principale !
 
François Perin a quitté le Parti socialiste pour fonder le Parti wallon des travailleurs, puis le Rassemblement wallon. A la suite de la crise survenue au sein de ce parti en 1976 - ce que certains ont appelé à l'époque le « virage à gauche » de Paul-Henry Gendebien-, il s’est tourné vers les libéraux pour créer le PRL, PRL dont il a démissionné en 1985. Comment expliquez-vous ce parcours tumultueux ?
 
François Perin a toujours conçu les partis comment des instruments d’action en fonction du but qu’on poursuit et non comme des tribus auxquelles il faut être fidèle jusqu’à la mort et de génération en génération. Atteindre l’essentiel en tenant compte du circonstanciel, telle était sa règle.
 
Le livre que vous publiez aujourd’hui est entouré d’un bandeau rouge avec la mention « Qui peut encore parler de fiction ? ». On y trouve un article rédigé par François Perin en 1983 et dans lequel il imagine le scénario de la proclamation unilatérale d’indépendance de la Flandre. Cela, 23 ans avant le fameux docu-fiction de la RTBF…
 
L’un des traits de François Perin, c’est également son étonnante clairvoyance. Aujourd’hui, la fiction est sur le point de rejoindre la réalité.
 
Vous croyez vraiment à ce scénario ?
 
Transportons-nous au lendemain des élections législatives du 10 juin prochain. Comme je l’ai dit plus haut, une très large majorité politique se dégage en Flandre en faveur d’une profonde réforme de l’Etat. Du côté francophone, les responsables politiques se disent « non demandeurs ». Les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement piétinent. Les Flamands s’impatientent, s’énervent. Qu’est-ce qui les empêcherait de se retirer finalement au sein du Parlement flamand - lequel tire sa légitimité du scrutin démocratique - pour y proclamer unilatéralement l’indépendance de la Flandre. ? Je suis d’ailleurs convaincu qu’un pays comme la France serait le premier à les reconnaître sur le plan diplomatique.
 
Mais il y a Bruxelles… qui reste un obstacle. Quel est votre point de vue sur ce point précis ?
 
Oui, « une bombe à retardement », pour reprendre les termes d’Yves Leterme. Ma conviction profonde est qu’en cas d’implosion du Royaume de Belgique, Bruxelles n’appartiendra ni aux uns, ni aux autres. Mais je n’exclus pas qu’un certain fanatisme flamand concernant ce point précis puisse déboucher sur des actes de violence !
Voyez la récente manifestation des étudiants catholiques flamands à Rhode-Saint-Genèse, encadrés par les radicaux du Taal Aktie Komitee (TAK) et du Voorpost. Ce ne sont pas des tendres… Et ne se trouve-t-on pas confronté à un contexte révolutionnaire lorsqu’on voit le ministre flamand de l’Intérieur, Marino Keulen, annoncer qu’il ne prendra aucune sanction à l’égard des 24 bourgmestres flamands qui menacent de boycotter le prochain scrutin législatif pour non-scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde ?
 
Vous imaginez, comme certains, un district européen pour Bruxelles ?
 
Inconcevable. Il n’existe pas actuellement un Etat européen. Non, je penche plutôt pour un statut de « ville libre internationale ». Mais, de toute façon, rien ne pourra se faire sans demander l’avis des Bruxellois eux-mêmes, par voie de référendum.
 
Et la Wallonie ?
 
Elle ne serait pas viable en tant qu’Etat indépendant. La Région peine à se redresser, malgré le Plan Marshall. Le redressement nécessitera encore de longues années et, surtout, un profond changement des mœurs politiques et une mobilisation du peuple lui-même, laquelle fait aujourd’hui défaut.
 
Que deviendraient donc les Wallons s’ils devaient se retrouver seuls demain, à leur corps défendant ?
 
Ils n’auraient d’autre alternative que de se tourner vers la France, dont ils ont été finalement exclus par les hasards de l’Histoire.
 
Encore faut-il que la France veuille bien de nous… craignent certains !
 
A la fin des années soixante, le général de Gaulle avait déclaré au professeur Robert Liénard de l’Université de Louvain : J’ai pourtant la conviction que seule leur prise en charge par un pays comme la France peut assurer l’avenir à vos trois à quatre millions de Wallons.
Peut-on imaginer la France refuser de s’agrandir pacifiquement et de voir sa population augmenter de plus de 3 millions d’habitants ? Aujourd’hui, 40% des grandes entreprises wallonnes sont déjà françaises.
 
Comme réagissez-vous face aux « affaires » qui ébranlent le PS ?
 
Ces affaires ont permis de mettre à jour un véritable système de type mafieux. Que ceux qui se disent proches des plus défavorisés aient pu ainsi abuser du pouvoir qui leur avait été confié en galvaudant les deniers publics, est proprement scandaleux. Ces gens représentent, pour moi, un danger tout aussi grand que les tenants de l’extrême droite. L’Etat PS a littéralement miné la Wallonie. Il a fallu l’analyse percutante d’Alain Destexhe, confirmée peu après par d’éminents économistes, pour rompre enfin avec l’immobilisme. Aujourd’hui, des ténors PS se permettent encore de faire preuve de morgue et d’arrogance. Voyez Philippe Moureaux qui parle de « non-événement » à propos des récentes inculpations de responsables socialistes à Saint-Gilles. Ce qui continue de se passer à Charleroi m’incite à dire qu’il serait temps de dresser un cordon sanitaire autour du PS.
 
Vous ne faites donc pas confiance à Elio Di Rupo ?
 
Obsédé par sa communication et son ambition de devenir Premier ministre fédéral, il ne parvient même plus à percevoir la vraie réalité. Il pratique ce que Paul-Henry Gendebien qualifie de « belgo-opportunisme »… Il faut sauver certains meubles « belges » par tous les moyens, dont la sécurité sociale fédérale, cette « rente alimentaire » de la Wallonie. Comme le dit François Perin : Les socialistes constituent une sclérose, une véritable maladie chronique.
 
Revenons à Jean Gol. Dans votre livre, vous expliquez que sa mort brutale, en 1995, a littéralement bouleversé François Perin.
 
En effet. Perin n’ignorait pas les excellents contacts que Jean Gol avait avec Jacques Chirac. Il voyait en lui le seul homme politique qui, dans l’hypothèse extrême, aurait eu l’envergure et l’aplomb suffisants pour avoir l’écoute de Paris. Lorsque André Damseaux et Jacqueline Mayence ont basculé en faveur de l’implantation de la capitale wallonne à Namur, Jean Gol a d’ailleurs piqué une terrible colère au bureau du PRL en déclarant que, pour lui, il n’y avait que deux capitales possibles : Si ce n’est pas Bruxelles, j’en connais une autre autrement prestigieuse ! Il n’a pas prononcé le nom de Paris, mais…
Lorsque François Perin a écrit cet article « Et si les Flamands proclamaient leur indépendance » dans le « Pourquoi Pas ? » du 9 mars 1983, Jean Gol avait d’ailleurs tenu à lui adresser le petit mot manuscrit suivant : Je suis d’accord à 100% avec votre article. Mais le délai est sans doute un peu plus long ; je ne suis pas fonctionnellement en position d’exprimer publiquement mon accord. J’agis cependant chaque jour pour préparer cette échéance et une réponse francophone de survie digne, raisonnable et dans l’ordre. Pour en avoir souvent parlé avec lui, je peux vous certifier que cette réponse francophone passait par la France…
 
Que répondez-vous à ceux qui disent que Les Wallons seraient les parents pauvres de la France ?
 
On ne peut faire le bonheur des gens malgré eux. S’ils trouvent plus honorable d’être qualifiés de « boulets » par une Flandre de plus en plus agressive, c’est au fond leur problème… En ce qui me concerne, je préfère appartenir à un Etat digne de ce nom, dont je me sens vraiment très proche : même langue, même  culture, mêmes principes démocratiques. Dois-je rappeler que la France est la 5e puissance économique du monde et qu’elle a aussi une tradition sociale forte ? La Wallonie y trouverait une expansion économique mieux soutenue par la solidarité nationale et mieux répartie.   
 
Question plus génante. Bien qu’il se soit présenté, aux dernières élections provinciales à Liège, sur la liste RWF (Rassemblement Wallonie-France) de Paul-Henry Gendebien, on sait que François Perin est en désaccord avec le principe même de l’existence du RWF comme parti sollicitant les suffrages électoraux.
 
En effet, ne pouvant avoir aucun programme par définition, cette formation court fatalement le risque d’atteindre le but exactement opposé à l’objectif poursuivi : démontrer par déduction arithmétique que 99% des Wallons n’envisagent pas actuellement le rattachement de leur région à la France. Si François Perin a finalement accepté d’être candidat, c’est parce que Paul-Henry Gendebien lui a fait savoir qu’il pourrait peut-être obtenir un siège par les subtilités de l’apparentement. Ce qui n’a pas été le cas. François Perin a agi en quelque sorte par affection personnelle envers Gendebien. 
 
Oui, enfin, ça se discute. A ce titre, on pourrait dire que si seuls 13 % des électeurs votent Ecolo, tous les autres sont pour la pollution... Mais bon, quelle est, pour vous, l’urgence en ce moment ?
 
Dire la vérité aux Wallons. Leur expliquer que la disparition de la Belgique est loin d’être chimérique. Les préparer, à l’aide d’études sérieuses, à cette synergie avec la France, qui leur permettra de retrouver grandeur et fierté. Le 18 juin dernier, j’avais d’ailleurs lancé, dans les colonnes de « La Libre Belgique », un appel exhortant l’ensemble des forces vives de la Wallonie à se réunir en « états généraux » pour réfléchir sérieusement à l’avenir de la Région.
D’autre part, il est également impératif de conscientiser l’opinion publique internationale à ce qui risque de survenir en Belgique.
 
Merci !
 
C'est aussi précisément ce que le RWF tente de faire.
 
Préface de Xavier Mabille, Président du CRISP. Aux Editions Mols, 480 pages, 29 euros.

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Published by Claude Thayse - dans Actualité
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