« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de
chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès)
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« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement
qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite
Yourcenar)
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« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)
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J'ai été interviewé ce mercredi midi par la télévision
locale du Brabant wallon sur les élections présidentielles françaises. L'émission passera ce soir ou demain... mais en tous cas
avant dimanche dans "Espace-région" !
Exercice toujours difficile, on ne sait pas ce qui sera retenu, ni même ce qui est réellement enregistré.
J'ai insisté sur quatre points.
1. L'extraordinaire esprit citoyen du Peuple français, sa culture du débat et le fait que depuis le referendum sur le projet de Traité constitutionnel européen, les Français se sont rendus compte
qu'ils pouvaient encore influer sur leur destin. Ce qui n'est plus le cas chez nous où le pouvoir n'est plus révocable.
2. Quel que soit l'élu(e) dimanche soir. Les Français se seront exprimés. Et cet(te) élu(e) devra et saura gouverner dans l'intérêt de la France, sinon le Peuple se chargera de lui rappeler.
C'est une des vertus de la démocratie. La France ne se réduit pas à la personnalité, ou à l'orientation politique du président de la République.
3. Que malgré la passion des Wallons et des Bruxellois francophones pour cette élection, ça ne devrait pas changer grand chose ici où le pouvoir est cadenassé. Mais que les idées exprimées
pendant la campagne auront, avec quelque peu de retard comme d'habitude, un écho chez nous. Simplement parce que nous vivons dans le même type de société et que tous les regards sont tournés
vers la France, qu'on le veuille ou non. Les thèmes de la campagne présidentielle feront l'actualité des prochaines années, ici aussi.
4. Que je pouvais difficilement estimer l'impact de la campagne présidentielle sur nos résultats (à nous les réunionistes) parce qu'en campagne, ceux qui sont dans l'opposition critiquent les
sortants et que les sortants disent qu'avec les autres se serait pire. L'image est donc brouillée et il faut aller chercher la vérité dans des médias étrangers et peu suspects de francophilie
comme l'extrait du Guardian dont je vous parlais dans un article précédent.








