Ce jeudi matin, dans l’émission « Matin première » de la RTB(f), le vice-premier ministre – président du MR-PRL-FDF-MCC-Fournaux & Cie
- s’est emporté contre l’attitude de cette chaîne publique qui privilégierait le parti socialiste (et plus singulièrement son ministre-président). Réclamant (pour lui, évidemment) un temps
d’antenne au moins équivalent. Là où ça devient amusant, c’est qu’il prend exemple sur la France où, s’il y a bien également un filtre au dépôt de candidature, une fois que vous avez acquis ce
droit à être candidat, vous êtes sur un pied d'égalité avec les ceux des autres formations, aussi minoritaire que vous puissiez être.
Amusant venant de quelqu’un dont le parti participe aux décisions du Conseil d’administration de la dite RTB(f) où, comme on le sait, pour avoir
accès aux débats télévisés ou en radio, il ne suffit pas de déposer des listes, il faut déjà (!) avoir des élus dans presque toutes les assemblées du pays. (Pas étonnant qu'on s'enfonce, l'avenir
se décidant en fonction du passé… et que la classe politique ne se renouvelant plus s’éloigne des aspirations des citoyens)
Dans un vrai système démocratique, "les compteurs sont remis à zéro" à chaque élection. Un peu plus d'égalité des chances (oui, en théorie) et moins de rentes de
situation.
En fait le système s'auto-protège et refuse que des citoyens ordinaires qui se sentent concernés par la vie politique puisse accéder simplement aux
médias, sauf exceptions sporadiques (mais dites proportionnelles) pour donner le change… Mais pas pour que ça change !
Au fait, ne m'estimant pas pris en compte en ma qualité de citoyen par cette chaîne publique, devrais-je continuer à payer la télé-radio-redevance ?
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