« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Si la Belgique disparaît (...) l'incompréhension des centralisateurs nationalistes en aura été cause tout autant que le fanatisme conquérant des flamingants » (Jules Destrée : Wallons et Flamands, Paris, 1923, p. 175)  

*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)
*

« Les médias reflètent ce que disent les gens, les gens reflètent ce que disent les médias. Ne va-t-on jamais se lasser de cet abrutissant jeu de miroirs ? » (Amin Maalouf)
*
De temps en temps, les hommes tombent sur la vérité. La plupart se relèvent comme si rien n'était. (Winston Churchill)

 

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modéraztion à condition d'en citer la source.

Dimanche 8 janvier 2006 7 08 /01 /Jan /2006 19:03
 
10 ans déjà. J’ai eu alors l’impression de perdre un proche. Fils et petit fils d’ouvriers, le socialisme - le vrai - m’a fait rêver. J'ai été de ceux qui ont hurlé de joie en voyant sa tête s'afficher sur les écrans de télé en 1981. Je revois encore le nouveau Président arriver à pied à l'Elysée, une rose à la main, et les gens danser dans les rues le soir de son élection, emplis d'un immense espoir... 
  
Un espoir déçu, ricaneront certains. Oui, c'est vrai, pour l'essentiel, car le chômage s'est terriblement accru sous sa présidence, et tout le monde sait bien que dès la troisième année, il a dû tourner le dos à ses promesses de campagne. Mais au moins, il a essayé, au moins il avait un idéal, un vrai, qui a entraîné tout un pays, ou tout au moins une bonne partie des classes populaires, mais aussi des artistes et des intellectuels de son temps. 
  
Je suis de ceux qui pensent qu’il est injuste de donner l’image d’un Mitterrand exclusivement cynique, dévoré par la seule ambition personnelle, sans projet politique... D'abord ce serait faire l'impasse sur ce qu'on lui doit en cette fin de siècle : l'abolition de la peine de mort, la cinquième semaine de congés, les radios libres, la légalisation de l'homosexualité, la construction européenne, les grands travaux, la loi d'orientation sur l'éducation, la CSG (le seul impôt vraiment juste), etc. Il ne faut pas oublier non plus que Mitterrand est celui qui a libéré des médias jusqu'alors muselés par le pouvoir en place. 
  
Et puis ce serait oublier aussi ce qui a peut-être échoué, mais qui a donné tant d'espoir et a au moins été tenté, et on ne peut pas nier la noblesse : réaliser le socialisme en démocratie, sans nier les réalités et dans la modernité... Je préfère y voir une formidable ambition, non pas personnelle, mais collective. 
  
Et puis quel homme ! Nul, depuis de Gaulle peut-être, n'a incarné la France comme lui, nul n'a forcé autant le respect et l'admiration de millions de gens. Par procuration, j'ai vécu sous Mitterrand, je me considère donc comme un (grand) enfant de la "génération Mitterrand". François Mitterrand "est un président qui a eu du panache", a dit aujourd’hui Michel Rocard. C’est vrai. 
      
Quand à le comparer à de Gaulle, ce serait vain, l’époque n’était pas la même. Le Général nous avait laissé, à tous, une France ordonnée, fière de son identité nationale, prospère, homogène, solidaire de l'Europe et du monde, ce dont elle avait les moyens, tout en étant maîtresse de son destin. 
 
Ce qu’on regrette aujourd’hui, ce n’est pas le personnage, mais c’est aussi l’époque qui, à côté de ce que nous vivons aujourd’hui, et sans prendre de recul, permettait l’espoir tous les jours renouvelés, d’un monde meilleur jour tous. 
     
L'histoire lui rendra justice et Mitterrand aura une place de choix au panthéon des grands hommes d'état français. Le jour où l'Europe sortira inévitablement de son balbutiement et prendra définitivement forme, la conscience collective oubliera « le florentin » pour ne retenir que le visionnaire. 
    
Je vous laisse ces quelques citations que j’aime bien… 
 
Poser une question qui ne se pose pas est le plus sûr moyen de prouver qu'elle se pose. 
 
Pour ma part, je dirais que le pouvoir élève, le pouvoir nous rend exigeant envers les autres et envers nous-mêmes. 
 
La domination pour la domination, quel ennui. La France n'est pas une épouse soumise qui offre ses charmes au tout venant. La France est une maîtresse exigeante qui souhaite qu'on la flatte, qu'on l'embrasse et qu'on la comprenne. Ma passion du pouvoir est intrinsèquement liée à la passion de mon pays, de son histoire, de ses grands hommes, de l'héritage du messianisme révolutionnaire, que sais-je encore... 
 
J'ai toujours considéré le pouvoir comme un moyen et non pas une fin. Ma fin a bien été de changer la vie de mes concitoyens. 
 
On ne peut songer à faire une carrière politique en France si l'on ignore le nom des arbres et la saison des truffes.
 
On crée pour l'éternité, même si elle se charge de démentir.
Et enfin, pour le plaisir, cet extrait du débat avec J. Chirac...
 
Ou cette extraordinaire publicité électorale !  
Par Claude Thayse - Publié dans : Coup de coeur
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Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /Jan /2006 10:54
Le 30 décembre dernier , je vous présentais quelques extraits d’un article de la « Libre Belgique » concernant la rénovation du PS. Et de ses difficultés. C’est qu’en effet, le PS entretient encore un rapport très étroit avec son électorat populaire dont il prétend représenter les intérêts. Il ne se positionne pas sur des valeurs qui s’adresseraient à toute la société.
 
Ce parti oscille entre une dialectique de type « lutte des classes » et un engagement social-libéral de type « blairiste » (ce que P.-H. Gendebien avait qualifié avec humour de « blairisme borain »).
 
Sans doute, la position des socialistes n’est-elle pas encore celle des néo-libéraux, mais ils se situent quand même objectivement dans une même perspective. Situation inconfortable entre ses liens liés aux intérêts de son électorat et son engagement en faveur de valeurs à la mode comme l’augmentation de la propriété et du capital au détriment de celles du travail.
 
Ceci expliquant probablement la distance qui s’est installée entre le PS et la FGTB.
 
Intéressant aussi de constater que la situation est différente en Flandre où le SP-A ayant moins de capacité historique et effective à encadrer la population défend davantage des valeurs morales que des intérêts particuliers.
 
En principe, une rénovation se situe au niveau des valeurs que l’on décline en thèmes balisés par l’éthique. Or, la rénovation du PS est plutôt d’ordre organisationnelle. On ne parle pas d’orientation politique, pas davantage d’identité wallonne, d’idées politiques. Quelle différence avec ce qui s’est passé en France, par exemple.
 
Non, ici, et les affaires (rénovation des sanitaires du cabinet Arena, confusion des pouvoirs chez Anne-Marie Lizin, affaires des logements sociaux, utilisation partisane du budget du Parlement de la Communauté française, etc…) n’ont rien arrangé, pas de réflexion sur le fond mais bien sur la forme : comment se comporter en politique, quelle éthique afficher, etc … Bref, une rénovation de façade.
 
C’est que le PS, aux affaires depuis près de vingt ans, occupe de nombreux postes et fonctions. Que tous les cadres du parti sont impliqués dans la gestion des différents niveaux de l’Etat. Et que si le PS se retrouve un jour dans l’opposition, ces mêmes cadres retrouveront une position de contrôle au sein des administrations qu’ils ont colonisées dans le cadre de la politique de lotissement partisan à la proportionnelle des administrations publiques et des Conseils d’administration de certaines sociétés privées.
 
C’est aussi que le PS contrôle les choix de nombreux électeurs par le biais du « M’fisme », cette dialectique qui lui sert de doctrine. Le « M’fisme », n’appartient pas au seul PS, tous les partis traditionnels belges l’utilisent, mais aucun ne l’a poussé aussi loin. Le « M’fisme » pour ceux qui l’ignoreraient, c’est une forme de violence politique dissimulée sous un populisme patelin qu’on peut découvrir un peu partout sous forme de menace à l’emploi, au logement. Une coercition discrète mais terriblement efficace. Un exemple ? « M'fi, si tu vôt’ pour nous aut’ et qu’on pass’ aux élections, ou bien encor’, si tu viens sur not’ liss’, ta fille sera nommée institutriss’ ».
 
C’est aussi que Guy Spitaels avait raison de dire que le parti socialiste est d’abord un parti conservateur avant d’être un parti réformiste. Qu’il l’ait dit à propos de la volonté de conserver le système de sécurité sociale ne change rien à la justesse de l’observation. Les vingt dernières années ont montré que même sur ce terrain, le PS évolue vers une marchandisation des revenus du travail, que se soit en matière des soins de santé ou de pension de retraite où il a ouvert la porte aux pensions complémentaires au détriment de la pension légale qui ne représente plus que 31 % du salaire moyen.
 
C’est aussi qu’il n’y a pas de débat à l’intérieur du PS. Di Rupo utilise volontiers et fort habilement un discours de gauche tout en menant une politique néolibérale poussant à la vente au privé et à bas prix des entreprises et services publics appartenant à la collectivité et aux patrimoines constitués grâce aux subventions accordées par l’Etat. Expropriant de fait le Peuple et les générations futures pour, officiellement, équilibrer le budget de l’Etat. Officiellement, parce qu’en réalité, les raisons sont surtout idéologiques.
 
Se rendant compte de l’impossibilité du défi et de son isolement - il n’a pu trouver aucune personne de confiance ayant suffisamment d’envergure pour reprendre la fonction de Ministre président de la Région wallonne - il a poussé en avant quelques jeunes cadres qui lui sont dévoués. Mais sans légitimité démocratique, ils pèsent de peu de poids face à ceux qu’il appelle les « parvenus ».
 
Il semble pourtant bien avoir trouvé un moyen de faire évoluer les choses. C’est le recours à la Justice en favorisant la divulgation des abus. Ne pouvant faire de « révolution culturelle », ne pouvant imposer ses jeunes cadres, le renouvellement se fera donc au travers de procédures judiciaires, sortes de « procès staliniens » destinés à écarter toute une génération.
 
Si rénovation il y a, elle n’est donc pas idéologique, ni vraiment culturelle. Ethique ? C’est à voir. 
 
Pas de réformes, pas de grand dessein pour la Wallonie, ni pour Bruxelles, donc.
 
Pour Edgard Morin, la politique doit rester une aventure. Le PS (avec la complicité des autres partis traditionnels) en a fait une bureaucratie. Crozier a bien montré qu'un tel système est incapable d'évoluer. Il ne se réforme que dans la douleur...
Par Claude Thayse - Publié dans : Actualité
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Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /Jan /2006 16:16
Récemment, à propos du retour à la compétition de la joueuse de tennis Justine Henin, un voisin déplorait le fait qu’elle se soit installée à Monaco pour échapper au fisc. Que répondre à ça ? Que le niveau d’imposition est énorme en Belgique, même pour les salaires moyens ? Votre interlocuteur vous répondra qu’on ne peut rien y faire, que c’est pareil partout.
    
Il faut être prudent et bien connaître son sujet, surtout  en matière de taux d’imposition. Je m’arrange (presque toujours) pour amener la conversation sur une comparaison simple. La fiscalité en France et en Belgique.
   
Au premier abord, dès qu’on évoque les différences de taux d’impôts progressifs pour des revenus équivalents, vos interlocuteurs sont intéressés. Ils se disent qu’à salaire égal, il vaudrait mieux être français. Puis, réflexion faite, ils commencent généralement à être gagné par un soupçon. Ce serait trop beau. Ils citent alors l’exemple médiatisé de l’un ou l’autre chanteur de variétés ou acteur de cinéma en vogue qui choisi de s’installer en Belgique (souvent le Brabant wallon) pour raisons fiscales. Et vous soupçonnent d’embellir la situation. Voire de mentir. Comment, en effet comprendre qu’on puisse préférer la Belgique à Monaco ?
   
La raison est peu connue. En effet, en1963, le général de Gaulle, désirait pouvoir imposer les capitaux des citoyens français résidant à Monaco. Monaco refusa de divulguer les détails, en conséquence de quoi de Gaulle coupa l’approvisionnement en eau de Monaco. 3 jours plus tard, Monaco capitulait et il subsiste aujourd’hui encore un accord fiscal entre la France et Monaco.
Les Français résidant sur le Rocher paient l'impôt sur le revenu en France ; pour eux, le seul avantage fiscal de la cité des Grimaldi, c'est un impôt très réduit sur les successions. En revanche, pour les autres nationalités, Monaco est un havre de paix : pas d'impôt sur le revenu ni sur la fortune ; aucun droit de succession, pas de prélèvement sur les plus-values.
    
C’est donc bien pour échapper à l’impôt sur la fortune (ISF) que ces personnes préfèrent s’installer en Belgique où ils seront moins imposés qu’en France. L’impôt, ici, n’étant plus progressif au-delà d’un certain revenu.
   
Pour ces riches, la Belgique est donc une sorte de paradis fiscal. Pour les autres…
    
Pour information : 
   
Le taux d'imposition le plus faible en Belgique est, malgré la réforme fiscale, de 25 % pour les revenus inférieurs à 6.730 euros. Il passe à 30 % sur les revenus compris entre ce montant et 9.580 euros, à 40 % entre ce montant et 15.960 euros, etc. Certes, tout contribuable bénéficie de quotités exemptées d'impôt et les pensionnés, soit sont exonérés d'impôt si la pension est la seule source de revenu et qu'elle ne dépasse pas 12.008,04 euros par an, soit bénéficient d'une réduction forfaitaire d'impôt pour autant que leurs revenus totaux ne soient pas trop élevés.
  
La fiscalité française est beaucoup plus favorable pour les revenus modestes. Si le revenu net imposable est inférieur à 4.262 euros, le taux d'imposition est nul. Si le revenu est compris entre ce montant et 8.382 euros, le taux d'imposition devient 6,83 % ; il passe à 19,14 % pour les revenus compris entre 8.382 euros et 14.753 euros, etc. (En outre, un pensionné bénéficie toujours, en France, d'un abattement de 10 % sur le montant de sa retraite au même titre que celui qui est appliqué pour les frais professionnels, et il bénéficie d'un second abattement de 20 % sur le solde. De ce fait, l'assiette d'imposition en France représente 72 % du revenu perçu en Belgique. Avec une espérance de vie de 15 ans, cela fait près d'un million et demi de francs belges d'économisés ! Non négligeable lorsque l'on ne travaille plus !)
 
A tout cela s’ajoute que vous économiserez votre taxe de circulation belge, puisque la vignette a été supprimée en 2001 !  
  Et je ne vous parlerai pas des produits de placement…
Par Claude Thayse - Publié dans : Divers revenus et fiscalité
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Jeudi 5 janvier 2006 4 05 /01 /Jan /2006 18:29
Dans "Vers l'avenir",
 
Louvain : cachez-moi ce francophone à la caisse du supermarché !
     
Un litige linguistique consécutif à la présence d'un francophone à la caisse du supermarché GB express de la Brusselsestraat à Louvain a été réglé
 
L’exploitant s'est excusé mercredi auprès de l'échevin des Classes moyennes, Carl Devlies (cd&v) et a promis que cela ne se reproduirait plus. M Devlies a par conséquent décidé de ne pas envoyer les courriers qu'il avait l'intention d'adresser à diverses instances. Le jour de l'an, seul un caissier francophone était présent dans le magasin pour servir les clients, ce qui avait provoqué des réclamations
 
Selon l'exploitant, ce problème a pour origine un manque ponctuel de personnel .Une personne avait été engagée pour remplir les rayons ce jour-là mais, à un moment donné, elle avait également pris place derrière la caisse.
Afin d'éviter un tel incident à l'avenir, un nouvel employé a été engagé mercredi. (Le journal ne dit pas ce qu'on a fait de l'autre...)
  
Heureusement le bon roi Albert deux, lui, vous dira combien il sent grandir le désir de vivre ensemble des deux communautés.
 
Par Claude Thayse - Publié dans : Brabant wallon
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Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 19:46
Voici un courriel reçu ce lundi. Il résume bien les principes de fonctionnement du parti qui prétend défendre les intérêts des "petits".
 
Pour six ou sept réunions par an au conseil d'administration de Dexia, Elio Di Rupo va toucher 32.000 euros bruts. A ajouter à ce qu'il perçoit comme président du PS (fonction pour laquelle il a estimé devoir gagner autant qu'un ministre, soit 202.340 euros), comme bourgmestre de Mons (61.932 euros) et comme député (95.927 euros).
 
Il a récemment renoncé à la présidence des intercommunales IEH (17.726 euros) et Idea (37.913 euros), mais reste administrateur de cette dernière, comme de la société de logements Sorelobo. Il siège également au conseil de six asbl (comme président dans quatre d'entre elles) et préside quatre sociétés anonymes liées à la commune de Mons. Si l'on additionne ne fut-ce que le montant des rémunérations connues, on atteint un revenu annuel de 392.199 euros (15,8 millions de FB).
 
C'est énorme par rapport au revenu imposable moyen des Montois, 18 fois moins élevé. C'est encore peu en regard de capitalistes comme la famille Boël. Si la fortune de celle-ci rapporte un minable taux de 5%, cela lui fait un revenu annuel de 41 millions d'euros. Et justement, une partie de cette fortune est placée en actions Belgacom, société privatisée par un certain... Di Rupo.
 
En ce sens, le président du PS a bien sa place à Dexia, descendant du Crédit communal privatisé. Car le tableau de chasse de Di Rupo permet de lui décerner le titre de plus grand privatisateur de l'histoire de Belgique. Comme ministre, il a mené la privatisation de Belgacom, a vendu la Sabena à Swissair (désastre qui refait l'actualité), a signé le premier arrêté de libéralisation de la poste (ce qui revient à une privatisation puisqu'elle ouvre au privé des activités du public). Et il était à un poste clé, vice-Premier ministre ou président d'un PS au gouvernement, lors d'un grand nombre d'autres privatisations (voir tableau).
 
Di Rupo a beau peaufiner son langage de gauche en direction des travailleurs de Belgique ou des altermondialistes en forum au Brésil, les capitalistes continuent à savourer leur porto allègres: ils savent leur serviteur aussi habile que fidèle.
 
Le palmarès de Di Rupo  

Année
Entreprise visée
Fonction de Di Rupo
1994
Privatisation SNI (Distrigaz)
Vice-Premier ministre 
1995
Privatisation Belgacom  
Ministre responsable  
1995
Privatisation Sabena  
Ministre responsable  
1995
Privatisation SNCI (banque)
Vice-Premier ministre  
1995
Privatisation INCA (banque)
Vice-Premier ministre  
1996
Privatisation Crédit communal  
Vice-Premier ministre 
1998
CGER totalement privatisée  
Vice-Premier ministre  
1999
Libéralisation poste (> 350 gr.)
Ministre responsable
2000
Privatisation OCCH (banque)  
Président du PS  
2003
Libéralisation rail (fret)  
Président du PS  
2004
Belgacom en Bourse  
Président du PS 
2004
Privatisation Biac  
Président du PS

A noter que cet inventaire a déjà été publié à plusieurs reprises , dans le Forum de la "libre" ou dans "Père Ubu".

Di Rupo est ausssi l'homme de tous les mandats :

Article 18 (nomination politique à un rang de haut fonctionnaire)
Chef de Cabinet,
Député fédéral,
Député européen,
Sénateur,
Ministre fédéral,
Vice premier ministre,
Ministre-Président Wallon,
Président de parti,
Echevin,
Bourgmestre,
Parlementaire européen,
Sénateur,
Administrateur d'une des plus grandes banques européennes (Dexia).

Par Claude Thayse - Publié dans : Coup de gueule
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