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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés sur ce blogue sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... en ayant la correction d'en citer l'origine.

Mercredi 28 décembre 2005

Le journal « Le Soir » du 26 décembre a fait écho aux efforts d’une quinzaine d’intellectuels regroupés prochainement sous le nom de « groupe pavia groep » qui plancheront sur des pistes susceptibles de « mieux faire fonctionner la démocratie fédérale ». Ils exhument ainsi la vieille proposition reprise en mai dernier - je pense- par les joyeux duettistes écolo (s ) Cheron & Simons de circonscription électorale unique. Est-ce parce que le Roi lui-même (et donc le gouvernement fédéral... qui lui fourni ses discours) n’a plus d’arguments en faveur de la survie de la Belgique que « Le Soir » se sent obligé de faire un événement du fait que certains tentent encore de jeter des ponts entre les communautés ?  

   

Parce que, sérieusement, on sait très bien que les intellectuels n’ont jamais étés pris au sérieux par ceux qui détiennent les leviers du pouvoir dans ce pays. Ils n’ont même jamais été des moteurs de changement et ceux dont on parle ici me paraissent plutôt devoir jouer le rôle de freins.  

   

Sous le prétexte "d’enrayer la surenchère communautaire et de focaliser les énergies sur les priorités économiques et sociales", quelques intellectuels francophones, belgicains de cœur, risquent bien de donner encore davantage de pouvoirs aux Flamands.

En effet, si les médias flamands sont flamands, les médias francophones sont encore très unitaires. Les messages adressés aux électeurs des deux communautés étant différents, il y a peu de risque que des Flamands votent pour des Wallons ou des Bruxellois francophones, alors que le contraire me paraît plus certain. Beau résultat de la propagande « belgicaine ». La Wallonie en sortirait encore plus affaiblie politiquement, mais peut-être est-ce le but recherché ? On pourra alors plus facilement nous faire avaler des couleuvres, puisqu’on "aura montré que c’est ça qu’on voulait voulu en élisant ces gens là"… 

   

Le drame de ces professeurs d’université, experts académiques en sciences politique, s'ils ne sont pas neutres politiquement, c’est que toute leur expertise, ils la tirent surtout de recherches et d’études théorique et un petit peu de l’analyse et de l’observation. En plus, . C’est pour ça que la sagesse populaire prétend qu’il est tellement difficile d’obtenir que deux experts soient d’accord entre eux…

 

Or, il ne faut pas être grand druide pour constater que le gouffre entre les communautés est devenu béant, qu’il n’y a plus de volonté de trouver d’espaces de dialogue, que la survie d’un couple dépend de la volonté de vivre ensembles et qu’on en est loin. Il est temps pour tous ces experts de sortir de leur tour d’ivoire.  

  

Comparaison n’est pas raison, mais toujours à propos d’experts, j’ai retenu cette phrase d’un humoriste qui disait que les économistes avaient remplacé les astrologues auprès des dirigeants politiques. Avec les mêmes résultats. Ils sont les uns et les autres incapables de prédire l’avenir, de prévoir les événements. Par contre, après coup, ils sont tous imbattables pour donner les raisons pour lesquelles les choses ne se sont pas passées comme prévu… Bien observé !  

    

Avec les économistes comme avec les politologues, nous sommes dans le domaine des sciences dites « molles », par opposition aux sciences dites « dures » comme la physique ou les mathématiques, il ne faut pas l’oublier.

 

La politique est une chose trop sérieuse que pour être confiée à des politologues…

 

Enfin, tout ça leur donnera matière à quelques publications qui feront très bien dans leur C.V.. Cette débauche d'énergie ne sera donc pas perdue pour tout le monde. 

par Claude Thayse publié dans : Actualité
Mercredi 28 décembre 2005
Du côté de l’ancien PS (ou bien est-ce déjà le nouveau ?), on vient d’apprendre, à Nivelles particulièrement, que d'aucuns ont découvert dans les documents de la société des Habitations sociales du Roman Païs (qui gère 3.018 logements sur Nivelles, Tubize, Rebecq, Braine-le-Château, Ittre, Villers-la-Ville, Braine-l'Alleud et Waterloo) que le ministre de la Défense et candidat au poste de bourgmestre de Nivelles, André Flahaut, y était administrateur depuis une année.
   
Émoi surtout quand ils ont appris que c'était son… cousin, le député permanent Jean-Marie Flahaut (lui-même commissaire aux comptes de la même société), qui l'avait proposé à ce poste. 
    
Ce dernier le reconnaît de mauvaise grâce dans une interview à la DH " je constate que le secret des réunions de la députation permanente du Brabant wallon n'est plus assuré " assurant candidement (?) un peu plus loin que son cousin n’est pas là pour " pour désigner des logements "…
par Claude Thayse publié dans : Brabant wallon
Dimanche 25 décembre 2005
En zappant, hier soir je suis tombé sur la fin du message qu’Albert Deux lisait, avec application, sur son prompteur. Message de voeux (Noël et Nouvel An en même temps !). Avant de prendre la route pour sa villa de Grasse sans doute…
 
Le Chef héréditaire et héritier de l’Etat a insisté sur un seul message : le rejet du séparatisme.  Il a brodé sur le « message d'entente et de concorde que nous devons, malgré les difficultés, continuer à promouvoir avec courage, entre nos Régions et nos Communautés et entre tous les habitants de notre pays ». Il continue, sans grande conviction, à affirmer qu’en tout cas « toute forme de séparatisme est rejetée par l'immense majorité de nos concitoyens ». En tous cas, dans son message en français…
 
Finalement, il n’a rien dit d’autre que rappeler qu’il a bien dansé à l’occasion du 175 virgule vingt-cinquième anniversaire. Pas un mot sur les difficultés que vivent beaucoup de nos concitoyens à cause de la crise économique qui n’en finit pas, sur les délocalisations, le coût de la vie qui augmente, sur l’affairisme de certains politiciens, sur la crise d’identité… Il est vrai que ce discours a, comme d’habitude, été écrit par les services du premier ministre. Qu’il y a des élections l’an prochain et qu’on n’est jamais assez prudent.
 
Si on insiste tant sur le rejet du séparatisme, c’est bien que le danger (pour les parvenus du régime comme en dirait un autre...)  est de plus en plus réel…  En RDA, c’était pareil avant 1989 et la chute du mur.  Même Albert Deux s’en rend compte.
Mais chut !!!!
Il ne faut pas trop en parler au peuple, il pourrait avoir des idées.
      
Complément du 26/12/05
         
Même Christian Carpentier dans son édito de la DH a été déçu...
           
La Belgique est une terre de paradoxes. La formule est éculée? C'est vrai. Elle semble pourtant n'avoir jamais eu autant d'acuité qu'aujourd'hui. Les ténors politiques flamands déclinent sans cesse davantage leur volonté séparatiste. Les mêmes, pourtant, ne rêvent que d'hériter des clés du 16, à ce niveau fédéral qu'ils continuent de considérer comme but suprême d'une carrière accomplie.

Depuis des décennies, les souverains qui se sont succédé à la tête du pays n'ont eu de cesse de s'ériger en remparts contre ces inlassables volontés de dépiautage de l'État. Sans doute est-ce de nouveau ce qu'a voulu faire le roi Albert II dans son discours de cette fin d'année. Mais cette fois, le ton - et peut-être aussi un peu le coeur - ne semblaient pas y être.

D'abord, parce qu'en centrant son discours sur le seul et unique thème communautaire, il a participé, malgré lui, à y donner un effet de loupe que rien ne justifiait dans l'actualité. La Flandre, sans doute, prendra tôt ou tard sa revanche de sa défaite dans BHV. Mais elle donne, pour l'heure, une image de mise en retrait qu'il était maladroit de casser.

Ensuite, parce qu'en faisant précéder son attendu rappel d'un refus du séparatisme d'un énoncé peu passionnant de son agenda de l'année écoulée, le Souverain a donné l'impression d'être à bout d'arguments. Rien ne sert de refuser par principe. Il faut convaincre. Donc argumenter. Sous peine, alors, de renforcer les convaincus.

Enfin, l'absence totale de référence à l'actualité de ces dernières semaines n'aura cessé d'étonner. Des sans-abri meurent de froid. La pauvreté et la solitude n'ont jamais fait autant de victimes. La crise économique perdure. Et les moeurs politiques, au Sud, ne cessent de s'enliser dans des pratiques révulsantes, dénaturant chaque jour un peu plus la démocratie.

En l'oubliant, en l'occultant, le Roi, en ce Noël 2005, aura laissé plus d'un citoyen sur sa faim. Pour tout dire, il a déçu.

Christian Carpentier

© La Dernière Heure 2005

Pareil pour Luc Delfosse dans « Le Soir »

« Albert II et le syndrome de Blanche-Neige »     

 En confondant Noël et les Béatitudes, Albert II a sans aucun doute prononcé son discours le plus décalé et le plus contre-productif de son règne.
  
D’où le Palais tient-il avec une telle certitude que la convivialité, la gaieté et l’entente, qui ont (forcément) caractérisé les festivités 175-25 auxquelles participait le Roi, ont valeur de credo général ? Sur quels critères objectifs assène-t-il que malgré les obstacles, le désir de mieux vivre ensemble est réel ?
  
Sire, il faut regarder ce pays dans le blanc des yeux plutôt que de verser dans le syndrome de Blanche-Neige. La Belgique n’est pas ce royaume de bonheur et d’équité où les miel et le lait coulent équitablement à flots des deux côtés de la frontière linguistique. Ni même en leur sein. Un pays digne d’une Babel rêvée, où chacun empoignerait sa chacune pour entamer une (belle) gigue effrénée.

Sire, où voyez-vous que la solidarité, le respect sont encore les vertus qui nous guident ? Votre causerie béate de Noël fait furieusement penser à l’incantation inaugurale de… Guy Verhofstadt. C’était il y a six ans, c’était hier. Outre une percée sur les questions éthiques, le jeune Premier promettait de faire souffler la raison sur les questions communautaires. On allait voir ce qu’on allait voir. C’est tout vu ! Une coalition plus tard, l’avancée éthique est considérable, le gouffre communautaire béant.
  
Sire, ce pays est au bord de la déchirure malgré quelques signes courageux et rafraîchissants qui émanent des milieux universitaires et culturels et d’une partie de la population, fervente et apeurée. Les forces de la haine s’y portent comme un charme et nous promettent de « crever ». Elles forment une puissante alliance objective avec ces arrogants qui, au nom d’un réalisme de nouveaux riches, nous ont déjà objectivement largués.
 
Sire, il faut hélas être aveugle pour ne pas voir que le divorce est annoncé. Place au scénario confédéral où ne subsisterait qu’un minuscule tronc commun « reliant » des Régions indépendantes.
 
Non que nous en rêvions. Au contraire. Mais, en politique comme en affaires, les vrais contes de fées ou la méthode Coué sont absolument inopérants.
   
° © Le Soir 

Et enfin l'éditorial de Jean-Paul Duchâteau dans « La Libre Belgique »

  
« Un discours royal mal inspiré »
  
Les discours royaux (de Noël et du 21 juillet) sont généralement des moments forts de notre vie en commun. En une douzaine d’années de règne, Albert II a trouvé les mots, dans les différentes langues nationales, pour dire des choses fortes qui servent de balises, d’utiles rappels ou encore d’objectifs volontaristes pour le pays, ses habitants, ainsi que ses responsables politiques. (…)
  
Aussi, quand le Roi passe à côté de son sujet, comme ce fut le cas en cette veille de Noël, la déception est au rendez-vous.
  
Certes, on comprend qu’Albert II n’ait pas voulu tourner la page 2005 sans évoquer le 175e anniversaire de la Belgique, et la multitude de cérémonies que ses concepteurs avaient programmées. Si elles ont souvent été des réussites populaires, elle sont aussi parfois revêtu un caractère artificiel, voire exagérément pompeux.
   
Et puis, très franchement, ce ne sont pas ces rassemblements, aussi spectaculaires fussent-ils, auxquels penseront une majorité de Belges quand ils évoqueront 2005. Y voir, comme le fait le Roi, le signe que chaque Région ou Communauté ayant acquis une large autonomie, souhaitait se rapprocher des autres d’une façon nouvelle pourrait relever de la méthode Coué, si on rappelle notamment les mois de turbulences dus à l’avenir d’un certain arrondissement.
    
Certes encore, le Roi souligne (et pour la seconde fois dans un discours public) les sondages montrant qu’une immense majorité des Belges rejettent le séparatisme. Mais, à trop y insister, il y a là un double risque. D’abord, celui – désagréable - de paraître opposer le pays réel (la population) au pays légal, dont une partie des élites, politiques et économiques, serait tentée par la séparation. Ensuite, celui de s’exposer un jour à un profond embarras (au moins), si dans l’émotion de quelque échauffement communautaire, il se trouvait deux ou trois sondages successifs pour témoigner à l’inverse de l’envie majoritaire d’une communauté de s’affranchir du cadre de la Belgique.
La réalité est trop complexe pour qu’on appuie ses convictions sur des sondages, aussi clairs apparaissent-ils. 
 

© La Libre Belgique

par Claude Thayse publié dans : Actualité
Vendredi 23 décembre 2005
Les taxes sont plus élevées en France… (Air connu en Belgie-que !)
Petite comparaison...
 
Pays
Taux normal
Taux réduit
Taux zéro
Belgique
• 21 %
• 12 % : Phytopharmacie, Margarine, Pneus, Charbon, Télévision payante
• 6 % : Produits alimentaires, oeuvres d'art, services agricoles, travaux de réhabilitation de logements privés
• Journaux
• Produits de récupération
France
• 19,6 % (taux spécifiques pour les départements d'outre-mer et la Corse)
• 5,5 % : Alimentation, livres, transports publics, travaux immobiliers
• 2,1 % : Presse, médicaments, produits sanguin
 
Autres pays
Allemagne
• 16 %
• 7 % : Produits agricoles (légumes, fruits, poisson ,viande...)
• distribution d'eau, produits agricoles livres, journaux, objets d'art, matériel médical, transports en commun, activités culturelles (théâtre, concert, cinéma, musées...)
 
Autriche
• 20 %
• 16 % : Produits alimentaires, livres, journaux, objets d'art, fourniture d'énergie, transport de passagers
• Exportation de marchandises vers des pays hors Union européenne
• Transports transfrontaliers de marchandises et des personnes par le rail, par avion et par bateau
Espagne
• 16 %
• 7 % : Produits alimentaires, nettoyage public, spectacles, radio, télévision, eau, habitations, fleurs et plantes, coiffure, foires et expositions, transport de voyageurs, hôtellerie...
• 4 % : Pain, lait, fromage, oeufs, matériel pour handicapés, livres et journaux...
 
Irlande
• 21 %
• 13, 5 % : Restauration, services culturels (théâtre, cinéma...), télévision payante, hôtellerie, chauffage, électricité...
• 4,4 % : Produits alimentaires, livres, journaux, fleurs, engrais...
• Vêtements pour enfants, médicaments administrés par voie orale, bougies non décorées...
Italie
• 20 %
• 10 % : Prestations hôtelières, restauration, certains produits alimentaires
• 4 % : Produits agricoles, produits de première nécessité, édition, résidence principale
• Or brut
Luxembourg
• 15 %
• 12 % : Essence, tabac, vin, professions libérales
• 6 % : Gaz liquéfié, électricité
• 3 % : Médicaments, livres, vêtements pour enfants
 
Pays-Bas
• 19 %
• 6 % : Alimentation, prothèses, médicaments, art, transport de passagers, livres, journaux, réparation de vêtements et de chaussures, coiffure...
• Exportations, Or des banques centrales, activités d'entrepôt
Portugal
• 19 %
• 12 % : Restauration, produits alimentaires transformés
• 5 % : produits alimentaires, services touristiques, médicaments, livres, jouranux, énergie...
 
Royaume-Uni
• 17,5 %
• 5 % : Gaz et électricité, restauration d'édifices religieux
• Nourriture, vêtements pour enfants, éducation, terrains, assurance, services postaux, pompes funèbres, loterie, livres, or, transports, maisons d'habitation, déchets, médicaments, billets de banque...
 
Jeudi 22 décembre 2005
Baptisé « plan stratégique » l’évolution d’une des dernières fédérations sportives unitaires de Belgie-que (et surtout la plus riche !) a officiellement pour objectifs de "réformer les championnats, de réviser le règlement, de restructurer les instances répressives et d'améliorer la gestion commerciale, des ressources humaines et de la communication" (ouf !).
Beau programme. Intéressant de constater – si j’ai bien suivi ce qu’on en disait hier au JT – qu’on annonce une double scission. Tout d’abord entre Clubs professionnels et clubs amateurs. Les premiers restant dans une structure unitaire. Les seconds scindés en deux ailes linguistiques comme la plupart des autres fédérations.
 
Bien joué !
 
L' « Union Royale Belge des Sociétés de Football-Association», sorte de société privée, récupérera ainsi tous les importants moyens financiers dispersés actuellement sur tous les clubs, mêmes amateurs. Ces derniers seront désormais subsidiés par les Communautés.
 
En quelque sorte, les clubs riches se protègent en se regroupant en une "élite", ils deviendront plus riches gardant les bénéfices de ce qu’il faut bien appeler un spectacle plus qu’un sport. Et on socialisera les coûts, les pertes, les clubs, les activités non rentables… A vos poches, citoyens ?
 
Ça rappelle quelque chose…
par Claude Thayse publié dans : Actualité
Mercredi 21 décembre 2005
Le CESRW vient de publier "Regards sur la Wallonie  2005", un portrait synthétique de la Wallonie économique, sociale et environnementale. Ces "Regards" sont proposés en deux parties : une présentation de 30 pages dans laquelle chiffres et lettres s'entrelacent pour une lisibilité immédiate et un CD-rom qui rassemble toutes les données statistiques soutenant l’analyse.

La publication s'articule en 5 chapitres :

 

  

 

1. La Wallonie au coeur de l'Europe.
2. Quelle croissance, quels investissements, dans quels arrondissements, quels secteurs, pour quels emplois ?
3. Les ménages.
4. La recherche-développement, un élément essentiel pour une croissance économique et sociale durable.
5. L'environnement en Wallonie.
Intéressante la comparaison entre la Wallonie et les autres « RETI » (Régions européennes de tradition industrielle). Ce qui nous change et complète la traditionnelle comparaison avec la Flandre, région de récente industrialisation (*), n’empêche…
  
Seule la région des Asturies affiche un PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat plus bas que chez nous.
Sur la période 1996-2002, la croissance du PIB/habitant a été de + 27,5 % pour la Wallonie alors que la moyenne européenne se situait à 32,2 %.
En 2003, seule les Asturies présent un taux d’emploi inférieur au nôtre.
Le taux d’emploi des plus jeunes (15 à 24 ans) est le plus bas chez nous.
Seule la région de Brême enregistre un ratio : taux de chômage de longue durée / Taux total plus élevé qu’en Wallonie (54% pour 45,4 % du chômage total).
Par rapport à elle-même (période 1996-2002), les résultats de la Wallonie sont à géométrie variable…
Le secteur secondaire est en perte de vitesse (12 000 emplois perdus) Alors que la Chimie et l’industrie alimentaire créent des emplois.
Plus de 87 000 emplois ont été créés dans le secteur des services. A noter que la croissance de l’emploi a surtout été tirée par le secteur public et le non-marchand.
  
Difficile de tout reprendre, le lecteur y trouvera une foule d’informations souvent résumées par agrégats pour en faciliter la compréhension. Un document sans complaisances donc, à lire absolument !
  
La brochure peut être téléchargée en format PDF en cliquant ici et est également disponible sur simple demande auprès du service Communication du CESRW (04/232.98.64 - info@cesrw.be).
  
(*) A ce propos, qui citera un jour au « Tribunal de l’Histoire » le parti socialiste belge pour sa politique délibérée de favoriser l’industrialisation de la Flandre au cours du dernier siècle au détriment du développement et de la reconversion la Wallonie, « terre déjà conquise ».?
Politique à courte vue qui avait pour objectif d’y créer une « classe ouvrière » et de prendre l’avantage sur le parti catholique devenu par la suite le CVP. Politique qui a échoué parce qu'elle n'a pas intégré la pugnacité du bas clergé flamand et l’embourgeoisement de la classe ouvrière depuis 1945.
Compléments :
les annexes (!! 2.132 ko)
par Claude Thayse publié dans : Actualité
Mercredi 21 décembre 2005
Pour ceux qui y croient, le dénouement prévu (voir l’article précédent ) de la Commission parlementaire du Parlement wallon sur Francorchamps est bien dans l’esprit de Noël et de paix et d’harmonie qui est sensé régner en fin d’année.
 
Saint Elio vient d'absoudre TOUS les Ministres du Gouvernement Wallon, du précédent comme de l’actuel. Autrement dit Saint Serge a négocié le contrat en toute bonne foi, Saint Charles, Saint Jean-Claude, Saint Etienne, Saint José et Saint José l’ont approuvé en toute bonne foi. L'Archange Saint Michel a envoyé en toute bonne foi Saint Yves et Saint Jean-Marie qui ont signé en toute bonne foi.
Et par tous les Saints, qu'on arrête de dire qu'il y a eu le moindre problème et la moindre faute dans ce dossier, tout est de la faute du public et des journalistes qui n'ont rien compris. Saint Antoine aurait peut-être pu être moins de mauvaise foi en accusant Saint Serge, mais bon… C'était aussi de bonne foi. On a même désigné un baudet en la personne de Defourny, chargé de tous les maux. C'est Noël, vous-dis-je !
Saint Elio lui-même reconnaît avoir été au courant dès le début (la moindre des choses, puisque c’est comme ça que fonctionne le système. In fine c’est le président du parti qui décide pour ses ministres et pour tout), mais « ne pas « en avoir perçu toutes les conséquences ». Il s’auto-absout, mettant là en valeur sa profonde humanité. Faute avouée… Tournons la page et passons à autre chose.
 
Belle opération de communication relayée avec bonheur et empressement par les médias du régime, les journaux parlés et télévisés d’RTL et de la RTB(f) en tête, qui (pour le fond, la forme et le ton) font de plus en plus penser à « 7 jours au Groland » de Canal +.
par Claude Thayse publié dans : Coup de gueule
Mercredi 21 décembre 2005
La jeune équipe de rugby nivelloise a rejoint les leaders en tête de la quatrième division. Pas mal pour cette équipe créée par une bande de copains (des scouts et des judokas !) il y a à peine 5 ans. Son dynamisme lui a permis d’exister d’abord, de grandir ensuite. Le terrain au « Champs des oiseaux » est un des plus beaux du pays. Son école de rugby, préparant la relève, a beaucoup de succès. Prochainement, si le politique et l’administration régionale (surtout) ne lui mettent pas trop de bâtons dans les roues, il disposera d’un magnifique « Club-house ».
Son président, homme d’une grande modestie, est pour beaucoup dans le développement. Il a cette qualité rare de savoir bien s’entourer et bien déléguer. Je suis toujours impressionné par l’enthousiasme des différents comités qui gravitent autour de l’équipe.
Combien savent aussi que le Groupe automobile Peugeot a choisi, en Belgique, le club nivellois pour lui apporter son parrainage ? Belle reconnaissance de son potentiel !
Rappelons aussi que le Stade organise chaque année en juin un tournoi de rugby à sept. Toujours spectaculaire.
Et que surtout, l’ambiance y est toujours excellente !
 
Pour le plus ancien supporter que je suis (j’étais déjà là aux premiers entraînements, et même avant !), le rugby à Nivelles, « c’est que du bonheur ! »
par Claude Thayse publié dans : Nivelles
Mardi 20 décembre 2005

Alors que notre presse (à propos de laquelle je m'interroge toujours sur son sens critique) a considéré la publication du manifeste du groupe "De Warande" plaidant pour l'indépendance de la Flandre comme un "non événement" écrit par quelques "vi paletots" minoritaires du mouvement flamand, des pensionnés complètement coupés des réalités ou encore des flamingants isolés, je persiste à penser que c'est en réalité l'événement le plus important de l'année 2005.

Non seulement, il met le débat sur la place publique, mais il retire à l'extrême droite (Vlaams belang) un de ses chevaux de bataille (probablement celui qui la légitimait le plus aux yeux des Flamands) pour permettre au partis traditionnels de s'en re-saisir. La preuve dans l'article ci-dessous de la DH d'hier.

Quand donc ouvrirons-nous les yeux en Wallonie et à Bruxelles ?

Leterme: la solidarité des Flamands ne peut être un frein (19/12/2005)
© DE TESSIERES
Que la Flandre et la Wallonie se séparent pour constituer deux Etats indépendants, plaide le groupe «Warande»

BRUXELLES Le ministre-président flamand, Yves Leterme, dit partager en grande partie l'analyse développée par le groupe de réflexion «In De Warande » qui réunit des chefs d'entreprise flamands favorables à l'indépendance de la Flandre. Il veut toutefois rester solidaire avec la Wallonie «à condition qu'elle prenne ses distances avec certaines pratiques comme l'abus des deniers publics ou la surconsommation dans le domaine de la sécurité sociale », a-t-il expliqué dans un entretien qui sera publié mardi par l'hebdomadaire «Dag Allemaal ».

«Notre solidarité avec les Francophones me fait penser à une sorte de sac à dos rempli de pavés que nous devons porter alors que nous sommes engagés dans une course folle et que nous devons être les meilleurs du monde », dit-il.

Sympa de sa part de nous traiter de boulets ! Il est malgré ça considéré comme un modéré...

par Claude Thayse publié dans : Actualité
Lundi 19 décembre 2005
Et alors ? Ce qui est étonnant c’est qu’elle ne soit pas encore plus haut. Les sondages ont toujours tendance à la sous-estimer.
 
On a presque l’impression que les « élites » wallonnes ont abandonné tout sens critique, voir à ce sujet l’article sur l’alliance pré-électorale à Ramilies.
S’il y a bien une forme d'assuétude aux affaires crapuleuses (la stabilité des partis traditionnels dans les sondages en est le témoin) en Wallonie, il semble bien que l’espèce de populisme autoritaire dans lequel nous vivons fait le lit d’un système encore plus violent.
 
Voici un de mes textes paru il y a quelques mois dans la « Libre »
 
Irresponsables par système !
 
Les dérives constatées à Charleroi ne sont que le symptôme d’une maladie grave du système politique belge. Tous n’en meurent pas, mais tous en sont atteints.
La démocratie est bel et bien enrayée comme l’écrivait déjà François Perin en 1960. Et encore, la situation a empiré depuis.
Notre système souffre de plusieurs maux :
1. La mainmise des partis politiques traditionnels sur tous (ou presque) les aspects de la vie quotidienne.
2. Les barrières légales et financières à la participation d’autres formations nouvelles et démocratiques au « jeu » politique. (Pensons au parcours du combattant pour déposer des listes de candidats et pour faire connaître un programme, le « seuil démocratique » des 5 %, le refus d'accès aux médias... ).
3. La collusion de fait entre les partis traditionnels et les médias via le financement de ceux-ci. Où est encore l’indépendance des journalistes ?
5. L’omniprésence d’un message consensuel, lénifiant, d’une pensée unique, de la glorification d’un modèle « à la belge ». Et, a contrario, l’absence totale de contre argumentation, ou en tous cas le refus implicite de la rapporter à la connaissance du public.
Découlant de tout ça :
6. L’irresponsabilité des politiques et le manque d’évaluation de leurs actes. La fidélité à un parti paye. Le repêchage est garanti.
7. Les partis sont devenus des systèmes autonomes et féodaux « s’ouvrant » parfois à la « société civile » en s’offrant des gadgets électoraux qui sont vite muselés.
8. Les mandats politiques sont devenus de métiers de courtisans. On n’est plus là pour faire évoluer la société, mais pour plaire au plus grand nombre. Et accessoirement gérer le quotidien. Quelle différence réelle y a-t-il encore entre les programmes déclinés sous forme de slogans des partis traditionnels.
9. La volonté affichée, revendiquée de proximité avec « le peuple » engendre le suivisme, l'opportunisme ou le populisme, selon que, dans les deux premiers cas, on suit le cours des événements sans esprit critique, en se laissant porter, ou que l'on règle sa conduite en fonction des circonstances ou selon ses intérêts. La dérive, constatée ces dernières années à gauche comme à droite, est plus grave quand le politique adopte une attitude "consistant à se réclamer du peuple, de ses aspirations profondes" , ce qui définit le populisme.
 
 
Est-il possible d’en sortir ?
 
Il ne faut pas s’attendre à un bouleversement dans l’immédiat. Voici pourquoi :
 
Un certain nombre d’électeurs continueront de donner leur voix aux vieux partis, par habitude souvent, intérêt ou conviction parfois.
A ceux qui sont tentés par l’extrême droite. (le vote de refus, le vote des mécontents, des opposants systématiques…) je dis : certainement pas en votant pour l’extrême droite. Elle pose de mauvaises questions. (et encore, se pose t’elle des questions ? On peut en douter…)., y apporte de mauvaises réponses.
Pourtant il semble bien que ce soit le seul choix que la nouvelle loi électorale ait voulu leur donner puisque le jeu démocratique est faussé. La loi électorale a introduit le principe de « seuil démocratique » de 5 % en dessous duquel un parti ne peut avoir d’élus (concrètement, ça veut dire qu’en se basant sur les résultats des élections précédentes, il y a entre 10 et 17 % des électeurs qui ne sont pas représentés). L’objectif annoncé était d’exclure les mouvements extrémistes. Pourquoi alors avoir attendu que le FN ait des élus dans trois assemblées et dépassé ce seuil dans de nombreux arrondissements pour la voter ? N’a-t’on pas instrumentalisé, d’une manière très démagogique, la menace du FN pour, en réalité, freiner l’apparition de partis nouveaux qui, eux, ne sont pas du tout extrémistes ?
Or, l’histoire de la Belgique (175,25 ans !) a montré que ces partis émergents ont toujours contribué à éviter une trop grande connivence entre les partis traditionnels associés à l’exercice du pouvoir.
On a le droit – le seul encore ? – de se poser des questions. D’autant plus, qu’au contraire des pays démocratiques voisins tel que la France, l’Allemagne, l’Italie... où des dispositions existent pour aider les partis émergents à se faire connaître et où les partis non représentés ont un accès aisé à la presse - surtout télévisuelle - pendant la campagne, la Belgique n’a rien prévu de tout cela, bien au contraire.
Curieusement aussi, nous entendons peu les vieux partis dénoncer le risque que fait courir à la démocratie l’extrême droite.
Tout semble bien fait pour que les électeurs déçus, perdus, mécontents, n’aient plus d’autre choix que l’extrême droite. Un parti poubelle en quelque sorte.
Etait-ce volontaire dans le chef de ceux qui ont voté cette loi ?
Sachant que les vieux partis dits démocratiques ne la fréquenteront probablement pas– et là, nous ne pouvons que les approuver – on arrive à une situation paradoxale, où une loi censée freiner l’apparition de l’extrême droite va la renforcer.
Plus celle-ci va grandir, plus les vieux partis vont devoir gouverner entre eux (s’assurant comme ça une rente de pouvoir), et plus ils feront de mécontents, plus l’extrême droite se renforcera.
Disons donc clairement que voter pour l’extrême droite, voter FN; paradoxalement, c’est voter pour le MR et le PS et le CDH et Ecolo ! Les gens qui exprimeront ce type de vote de rejet seront doublement trompés !
 
Si vous voulez vraiment changer les choses, retrouver une logique républicaine – au sens noble du terme de dévouement pour la Cité – vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Ce n’est plus dans le cadre belge qu’on retrouvera ce sens de l’obligation de grandeur de la chose publique.
par Claude Thayse publié dans : Coup de gueule
Lundi 19 décembre 2005
Lu dans les pages Brabant wallon du " Soir " de ce lundi. Ramillies Une première : Alliance violette en vue des élections.
 
Ce n’est pas tellement l’accord préélectoral qui importe, même s’il est plus sain de jouer la transparence en la matière.
Non, ce qui frappe et confirme nos analyses, ce sont les raisons qui ont poussé deux adversaires aussi résolus depuis la fusion des communes, en 1977 à s’associer.
Jugez-en :
- Le bourgmestre (PRL) sortant : « Nous avons sollicité cet accord parce que de nombreux dossiers subsidiables restent bloqués pour des raisons politiciennes. Dans le contexte politique wallon, c'est une bonne tactique ».
- Au PS : « Nous irons chez le ministre Daerden fin janvier (…) pour débloquer les subsides ».
 
Mais avons-nous encore besoin de confirmations sur l’incroyable déglingue du système politique en Wallonie ?  
Quelle plus belle démonstration que l’intérêt des partis passe avant l’intérêt commun ?
N’assistons-nous pas au développement d’une nouvelle forme de féodalité mise en place par les partis traditionnels ?
Qui peut encore croire que la Wallonie plus autonome est devenue plus démocratique ?
 
Qu'en penseront les électeurs ?
Le sondage trimestriel de « La Libre » donne une réponse assez claire pour qui sait décoder… Les intentions de vote pour l’extrême droite sont à près de 10 %. Compte tenu de la réticence qu’ont les sondés à oser affirmer ce choix, le FN sera donc plus que probablement crédité de 13 à 15 % ou davantage. Grave pour la démocratie. Beaucoup moins pour les partis traditionnels qui ont déjà intégré les avantages de cette poussée dans leur stratégie d’occupation du pouvoir.
par Claude Thayse publié dans : Brabant wallon
Vendredi 16 décembre 2005
La ville de Liège annonce qu’elle va concrétiser un projet de délivrance contrôlée d'héroïne dès 2007. Depuis 1998, le conseil communal de Liège, toutes familles politiques confondues, réclame le droit d'organiser une distribution médicalement contrôlée d'héroïne à destination des toxicomanes les plus réticents aux programmes d'accompagnement. Le Bourgmestre (le Maire) annonce son intention d'organiser, dès le 1er janvier 2007, un service de distribution contrôlée et une salle de consommation sous contrôle communal. Et ce « avec ou sans le fédéral ». L'encadrement médical y sera très strict. Il s'inspire notamment d'une expérience suisse (à Bienne). Au cabinet du Ministre fédéral, on se dit « ouvert ». Une étude scientifique à l'étude prend en compte le projet liégeois et les expériences étrangères. Les résultats seront connus début 2006. « S'il s'avère que la délivrance d'héroïne est efficace sur le plan médical et thérapeutique, nous avancerons sans tabous », affirme le chef de cabinet du Ministre.
 
C’est un progrès.
 
D’où venons-nous dans ce domaine ? L’humanité a toujours consommé de la drogue ou des substances équivalentes (l’alcool !) pour de multiples usages, chamaniques, médicaux ou encore de confort. Le malaise actuel vient de la généralisation du phénomène. Il est vrai que tant que les consommateurs s’appelaient Malraux, Sherlock Holmes ou Cocteau, le phénomène était marginal, toléré et considéré comme plutôt sympathique. Mais depuis que le fils du voisin s’y est mis et qu’on arrache les sacs des vielles dames en rue pour payer sa dose, ça l’est devenu beaucoup moins.
La société a mal réagi, la preuve, le phénomène s’est aggravé jusqu’à devenir insupportable.
On a commencé par vouloir médicaliser les drogués. Le Corps médical, dans les pays démocratiques, s’y est opposé. A juste titre, ce n’est pas (encore tout à fait, ça commence seulement à se discuter) considéré comme une maladie.
La société a alors décidé de criminaliser les consommateurs. Avec comme résultats de confier toute la filière de la drogue – depuis la culture initiale à la vente au détail – aux grandes organisations criminelles qui sont les seules bénéficiaires. Qui a calculé le coût pour nos sociétés de cette politique en termes de prévention, de répression, de criminalité, d’infrastructures, de personnel, de maladies… On a laissé les consommateurs entre les mains des organisations criminelles. Suivant en cela le modèle historique, le réflexe, du grand frère américain : la prohibition. Avec les mêmes résultats.
 
Alors qu’il aurait peut-être fallu les considérer comme des consommateurs, justement. Imaginons un instant que l’Etat, ou les Etats, reprennent le contrôle de ce marché, sans inciter à la consommation. Les produits vendus sous contrôle (et taxes !) seraient inévitablement de meilleure qualité et beaucoup moins chers. Les consommateurs seraient connus et pourraient être informés des risques encourus, et suivis éventuellement s’ils le souhaitent. Les organisations criminelles perdraient une grande partie de leurs revenus, les forces policières réorientées vers des missions plus au service de la société…
 
Evidemment, ça nécessiterait de considérer les citoyens comme des adultes. Il faudra bien y arriver, la consommation de drogues est passée dans les mœurs. Qu’on le veuille ou non, il faut en tenir compte au lieu de proposer des solutions palliatives. La « solution liégeoise » fait partie de celles-ci, elle ne règle pas tout. Et n’empêche rien. Arrêtons de nous focaliser sur des symptômes.
par Claude Thayse publié dans : Réflexions
Jeudi 15 décembre 2005
Informations générales... en vrac et touchant à différents domaines mais en relation avec notre combat.
Comptes régionaux 2004-2005


11/10/2005

14/09/2005
Réforme fiscale... en France dès 2007 :
0
%  jusqu'à 5.514,
de 5,5% de 5.515
à 10.846,
de 14% de 10.847
à 24.431,
de 30% de 24.432
à 65.558
40% au-delà de 65.559
.

Barèmes belges :
25 % de 0 à 6.950  €
30 % de 6.950 - 9.890 € 
40 % de 9.890 - 16.480 
45 % de 16.480 - 30.210 
50 % 30.210 € et plus

Belgique: chronique d'une mort annoncée
par Steve Jacob,
Professeur adjoint de science politique Université Laval

Lire l'article dans l'édition du jeudi 21 juillet du Journal "LE DEVOIR"

28/06/2005
Fritz Bolkestein (!) :
 « Les Etats-Unis d'Europe sont un vieux souhait belge. Les Belges sont les derniers fédéralistes d'Europe car ils pensent que cela résoudrait leur problème. Mais cela ne sera pas le cas. L'Europe a certaines caractéristiques fédérales, comme le parlement et la Banque centrale mais ce n'est pas une fédération. (…). Nous ne pouvons pas bâtir des fédérations comme la Belgique au niveau européen. (...) La Belgique a à régler ses propres problèmes. L'issue de secours de l'Europe n'existe pas. »

19/05/05
"Regards d’économistes sur la Région wallonne"
Confirmant (hélas!) nos analyses, trois économistes wallons - M.Henri CAPRON (DULBEA - U.L.B), M. Michel MIGNOLET (CREW - F.U.N.D.P) et M.Pierre PESTIEAU (CREPP - U.Lg., CORE - U.C.L) - estiment qu’un sursaut est urgent pour le redressement économique de la Wallonie... Mais ne tirent pas en