« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Si la Belgique disparaît (...) l'incompréhension des centralisateurs nationalistes en aura été cause tout autant que le fanatisme conquérant des flamingants » (Jules Destrée : Wallons et Flamands, Paris, 1923, p. 175)  

*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)
*

« Les médias reflètent ce que disent les gens, les gens reflètent ce que disent les médias. Ne va-t-on jamais se lasser de cet abrutissant jeu de miroirs ? » (Amin Maalouf)
*
De temps en temps, les hommes tombent sur la vérité. La plupart se relèvent comme si rien n'était. (Winston Churchill)

 

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modéraztion à condition d'en citer la source.

Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 15:39

 

En 2011, plutôt que de perdre votre temps devant la télé le dimanche midi, prenez plutôt l’apéro !

 

Regardez ceci :

 

 

Et remplacez les mots choisis par :

- ce que les belges veulent réellement
- gouvernement stable
- sens du compromis

- respect

- solidarité
- retrouver la confiance
- l'inutilité de nouvelles élections

- crucial

- une solution est proche

- confiance réciproque

- volonté politique.

- sans précédent.

- demandeur de rien

 

(à compléter !)

 

Bonne fin d'année à tous et merci à Innocent Citron à qui j'ai piqué l'idée !

Par Claude Thayse - Publié dans : Clin d'oeil
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 12:23

Six mois depuis les dernières élections fédérales...

Je peux comprendre que ceux qui n’ont pas encore compris – et il ne faut pas demander à des pseudos experts en finances autoproclamés et surtout américains  - de comprendre le mode de fonctionnement d’un micro-état européen connu pour son chocolat, ses gauffres et ses « french fries »… Il est vrai qu’un état « normal » sans gouvernement, ça craint d’habitude.

La nuance que ces « experts n’ont pas comprise, c’est que les Régions sont des états en voie de devenir et que ces états ont des compétences qu’ils utilisent au mieux en fonction des moyens dont ils disposent. A ce propos, en réponse à ceux qui habitant en Belgique qui n’ont pas compris que grâce au fédéralisme, la Wallonie a pu enrayer sa descente aux Enfers, il suffit de regarder les résultats (en pertinence et efficacité) de la politique économique mise au point par le Gouvernement wallon. Malgré ça, il y a encore bien du chemin à parcourir pour amener l’ensemble des citoyens de chez nous à abandonner les vieux clichés, l’image débilitante d’une Wallonie engluée dans la torpeur, la résignation, l’impuissance. D'autant plus que nous voyons , à la faveur de la crise, revenir les partisans du retour à un état unitaire dominé par une certaine Flandre et ses alliés belgicains.

Souvenons-nous, il fut un temps où les Wallons étaient fédéralistes, alors que les Flamands, majoritaires dans l'Etat unitaire, préféraient jouer la carte « du minimalisme ». Le fédéralisme, mis en place beaucoup trop tard ne pouvait évidemment pacifier la Belgique. Le fait d’être entré à reculons dans les réformes pourtant nécessaires et avec l’intention de les rendre les plus inopérantes possibles a abouti à un salmigondis institutionnel lourd et complexe, dont la propagande populiste belgicaine a fait ses choux gras. Que penser en effet de ces 49 % de Wallons qui, selon un récent sondage, souhaiteraient le retour à l'Etat unitaire avec suppression des Régions et des Communautés ?

Cette idéologie belge est devenue folle. Folle parce que amnésique : pour croire qu'un Etat unitaire, sans Régions ni Communautés, mettra un terme au conflit, il faut en effet n'avoir aucune mémoire, et n'avoir tiré aucune leçon des événements qui jalonnèrent les soixante dernières années. Folle parce qu'elle met ses espoirs dans un projet qui n'a pas la moindre chance de se concrétiser, qui va à l'encontre de toute solution raisonnable !

 

Le « patriotisme belge » trouve là son fondement, dans le conditionnement identitaire, l’ignorance volontaire par les élites et le rejet de l’Histoire (*). Par populisme, par suivisme d’une opinion qu’ils ont contribué à déboussoler, des Di Rupo, Javaux, Milquet, Maingain, Reynders-Michel et Cie jouent un jeu très dangereux. A cause d’eux, nous serons tous perdants.

  

Pour le reste, les négociations institutionnelles, qui se souvient qu’en réalité, elles durent depuis 4208 jours, soit 11 ans, 6 mois et 7 jours…? Depuis le 13 juin 1999, le gouvernement Verhofstad-Michel a mis subtilement la négociation au frigo tout en faisant semblant de négocier tout – on s’en souvient – n’étant demandeur de rien. Soyons sérieux, on s’et moqué des Flamands. Tant qu’il n’y aura pas d’accord sur l’institutionnel, il n’y aura plus de gouvernement fédéral.

Et si les Régions prenaient la relais ? Pour la Wallonie, il est urgent et nécessaire de créer le lien obligé entre l'économie, l'enseignement et la culture et ainsi travailler à l'appropriation de l'identité wallonne !

 

(*) « Nos sociétés démocratiques – et le journalisme – seraient fondées sur l’idée que les citoyens ont envie de savoir. Pourtant le refus de savoir l’emporte très souvent sur la quête de la vérité, comme si l’ignorance était plus convaincante et l’illusion plus confortable» . (JP Marthoz)

Par Claude Thayse - Publié dans : Actualité - Communauté : Avenir de la Wallonie
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 00:00

Nous ne sommes plus en 1745 à l’époque de la bataille de Fontenoy (*) quand la règle du combat d'infanterie interdisait à une troupe de tirer la première dans un combat rapproché, afin de ne pas être désarmé ensuite devant le feu de l'ennemi, le rechargement des armes s'avérant très long. Le principe moderne de stratégie ayant évolué avec le pouvoir destructeur des armes, il vaut mieux, aujourd’hui, tirer les premiers. Et parmi ces armes de destruction massives, il y a la communication.

La vague d’indignation (affectée) aux propos de Bart De Wever, le « flämischen Nationalistenführer » comme l’a qualifié fort joliment l’hebdo allemand « Der Spiegel », n’est pas encore retombée que d’aucuns sortent les chiffres pour le contrer. Des chiffres connus pourtant. Mais pas assez et surtout venant trop tard.

Bien sûr André Antoine, le ministre du Budget et des Finances wallon a raison d’évoquer le dernier rapport de la Cour des comptes sur le budget 2011, selon lequel l’intervention de solidarité nationale au profit de la Wallonie a diminué. Il a raison de souligner que l’écart par rapport à la moyenne nationale passerait de -14,92 % en 2007 à -12,28 % en 2010.

Il a raison de préciser que l’IPP est en progression de 8 % en Wallonie en 2011 par rapport à 2010, les impôts régionaux augmentant de 3,6 % sur la même période.

Il n’a pas tort de souligner également la bonne tenue de l’emploi en Wallonie, grâce probablement aux mesures anticrises mais aussi à des modifications structurelles qui ont mené à une baisse du chômage de 2,9 % en novembre 2010 par rapport à novembre 2009, et de 2,1 % par rapport à octobre 2010.

Il est judicieux de rappeler l’évolution favorable des investissements étrangers (Pensons à Google, Microsoft, H & M, Cooper Vision, pour ne citer que ceux-là, mais ils ne sont pas les seuls.)

On ne le sait pas assez, mais nous progressons. Ainsi dans certains secteurs pointus comme la recherche biomédicale par exemple, la Wallonie est aujourd’hui, au regard de sa taille, le premier acteur biomédical au monde avec des entreprises comme Baxter, GSK, UCB, Johnson & Johnson, pour prendre des poids lords mondiaux.

Mais c’est toujours tirer un coup trop tard. Le virus de pensée inoculé par la Flandre et ses alliés belgicains continue à faire des ravages. Pour tout le monde, des journalistes aux politiciens, des Français au reste du monde, aux yeux de nos voisins comme à ceux de nos propres citoyens, la Wallonie ne peut être qu’un boulet. Une région en dés-errance qui ne survivrait que grâce aux transferts financiers d’une Flandre travailleuse, riche et évidemment généreuse. C’est un postulat. Il est pourtant aussi faux qu’incontournable.. On nous a construit de toute pièce - et en toute mauvaise foi - une mauvaise réputation pour dissimuler le pillage dont nous avons fait les frais depuis presque deux siècles. C’est ça la réalité.

Et malgré ce passé, la Wallonie n’est pas dans les cinq Régions les plus pauvres d’Europe comme la Flandre n’est pas – et de loin – dans les cinq plus riches.

Il est temps d’apprendre à communiquer enfin positivement sur la Wallonie. Nous avons vraiment là quelques coups de retard.

Il est temps d’appeler les Wallons à avoir une légitime réaction d’orgueil, de fierté et de courage.

(*) Pour la petite histoire, il faut relever que si l'attaque des Anglais fit de gros dégâts au sein des troupes françaises, celles-ci finirent par reprendre le dessus sous les yeux de Louis XV, qui assistait à la bataille. Les Français perdirent 7000 hommes, les coalisés 15000. Et… la Flandre allait bientôt tomber toute entière aux mains des Français !

Par Claude Thayse - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Avenir de la Wallonie
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Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 23:41

Aujourd’hui, le FMI, hier et demain (tout le temps !) la Commission européenne, la politique est de plus en plus souvent dictée par des organismes qui ne sont pas responsables devant les citoyens. Même les agences de notation privée s'en mèlent, quittant de leur terrain habituel qui n'est que financier, elles dont le rôle est extrèmement criticables parce qu'elles amplifient les mouvements de paniques boursières.
Tous ces gens qui s'auto-proclament experts... Et à qui on donne des pouvoirs de nuisance exhorbitants.

 

Souvenons-nous du discours prémonitoire de Pierre Mendès-France, le 18 janvier 1957, soit un peu plus de deux mois avant la signature des Traités de Rome : « Le projet du marché commun, tel qu’il nous est présenté, est basé sur le libéralisme classique du XXe siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes : soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme dit « providentiel », soit elle recourt à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie, on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens le plus large du mot, nationale et internationale. »

 

A quelques jours de la mise en concurrence d’un service public aussi essentiel que la poste (*) La directive 2006/123/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2006, dite « directive services », héritière d’un projet de directive généralement mieux connue du nom de l’ancien commissaire européen qui en fut à l’origine, Fritz Bolkestein, vise à établir un véritable marché intérieur des services d’intérêt économique général, relevant exclusivement du droit de la concurrence. Les États membres disposaient de trois années à compter de la date de publication pour transposer la directive services dans leurs droits nationaux. Cette directive est clairement d’orientation libérale. Elle vise à supprimer toute entrave à la concurrence libre et non faussée, en particulier en ce qui concerne les subventions ayant pour but, directement ou indirectement, de soutenir des services « susceptibles d’être » considérés comme marchands.

 

Une dérogation aux règles de la concurrence est prévue par l’arsenal juridique du droit communautaire européen, on ne le sait pas assez.  : Il s’agit de la procédure dite de mandatement. Le mandatement est l’acte par lequel une collectivité publique charge un opérateur, en l’occurrence une association, d’un service d’intérêt général et lui impose les obligations de service public qui en découlent. Le mandatement est nécessaire à la reconnaissance d’un SIEG (services d’intérêt économique général). Ce mandatement entraîne ainsi une dérogation aux règles communautaires des aides d’État, y compris celles des collectivités locales (Régions, provinces, intercommunales et communes), et permet l’octroi de compensations financières. Reconnaissant (ou mieux, fondant) l’existence d’une mission d’intérêt général, il « suffit » de rédiger correctement et en ce sens les obligations de service public (accès universel, continuité, qualité, accessibilité tarifaire – gratuité – …) et évidemment les critères et forme de compensation de service public plutôt que de s’incliner devant les règles des Traités de Lisbonne, (Traité sur l’Union européenne et du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne entrés en vigueur le 1er décembre 2009).

 

Qui prendra l’initiative de la résistance ?

 

(*) A noter que la langue officielle internationale de la poste est le français. Pourquoi alors avoir accepté que notre poste devienne « Belgium post » ? Encore qu’elle ne soit déjà plus vraiment « belgioume » ou « belgianne » (?)… mais j’ai abordé ce problème dans le passé.

Par Claude Thayse - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Avenir de la Wallonie
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Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 12:05

Communiqué de presse du Rassemblement Wallon - 13 décembre 2010

 

Six mois après les élections, un autre plan de sortie de crise

 

« Il y a crise lorsque le vieux ne veut pas mourir et le neuf ne peut pas naître » (Gramsci)

 

Si jusqu’ici, Johan Vande Lanotte a pu capitaliser sur la confiance dont il bénéficiait pour faire accepter sa méthode de travail et le calendrier, le RASSEMBLEMENT WALLON constate que malgré les convergences qu’il déclarait avoir trouvées, les garanties du succès de sa mission sont de plus en plus faibles. En l’état actuel, il est patent que les partis se préparent à des élections anticipées tout en sachant que ces dernières ne changeront fondamentalement pas le rapport de forces issu des dernières élections et donc ne débloqueront pas l’impasse actuelle.

A moins de vraiment faire preuve d’imagination avant de dissoudre les Chambres fédérales...

Un parti politique ne peut pas se contenter d’adresser à la Société les discours rassurants qu’elle a envie d’entendre. Son rôle est d’envisager tous les possibles. C’est une exigence démocratique. Compte tenu de l’évolution des négociations pour former un gouvernement fédéral, le RASSEMBLEMENT WALLON propose un scénario réaliste et responsable.

 

Il est, en effet, essentiel que le pays soit gouverné. Les échéances, économiques, sociales et budgétaires étant d’importance, ces urgences immédiates exigent que la Belgique dispose rapidement et pour une période claire d’un gouvernement solide et d’une majorité stable.

 

Le RASSEMBLEMENT WALLON propose aux partis politiques le canevas suivant :

 

Tenant compte du prescrit constitutionnel actuel, le RW demande à l’ensemble des formations politiques parties prenantes tant du gouvernement fédéral actuel, des gouvernements fédérés, que des négociations en vue de former un nouveau gouvernement fédéral :

 

1.        de présenter aux Chambres fédérales une déclaration gouvernementale permettant au gouvernement de présenter et de faire adopter en urgence par les Chambres les projets de révision des articles de la Constitution nécessaires à l’octroi aux Régions et Communautés :

a.    du droit de se doter individuellement (Régions) et/ou en commun (Communautés, s’il échet) de Constitutions propres ;

b.     du droit de soumettre ces Constitutions régionales (et, s’il échet, communautaires) à référendum populaire (titre III de la Constitution) ;

c.     de négocier ensuite entre elles, sur base de leurs Constitutions respectives, une nouvelle Loi fondamentale commune, ou, à l’opposé, de constater l’impossibilité de poursuivre ensemble une existence dans un État commun ;

2.    d’autoriser ce nouveau gouvernement, à déposer et à faire voter une déclaration de révision de la Constitution maximale, hormis en matières de définition des droits de l’homme et du citoyen ;

3.    de prononcer – le cas échéant par le biais d’une loi spéciale à la majorité qualifiée modifiant à titre transitoire et exceptionnel la législation sur les autonomies régionales et communautaires – la dissolution des Parlements régionaux et communautaires ;

4.        de convoquer les électrices et électeurs à l’effet d’élire :

a.    de nouvelles Assemblées fédérales ;

b.    des Parlements régionaux munis du pouvoir constituant, chacun pour ce qui le concerne ; ce pouvoir serait également et pleinement accordé au Parlement de la Communauté germanophone ; il le serait enfin – mais par seule délégation des Parlements régionaux concernés, s’ils le décident – aux Parlements des Communautés flamande et française.

 

Une fois les élections terminées :

1.    les Chambres fédérales investiront le gouvernement fédéral actuel, éventuellement élargi aux partis actuellement membres des majorités régionales et communautaires à l’effet d’une gestion technicienne avec pleine compétence à l’exception des domaines institutionnels pour un mandat limité d’un an ;

2.        les Assemblées Constituantes auront pour tâches essentielles de :

a.    rédiger et adopter, en un laps de temps de six mois et en vue d’approbation par le Peuple, une Constitution pour le Peuple qui, chacune, les a élues ;

b.     définir, dans le même laps de temps et sur base de la Constitution que chacune aura élaborée, le cadre général et particulier dans lequel le Gouvernement qu’elle aura investi pourra négocier, avec les partenaires actuels dans l’État fédéral belge, un accord global sur les formes d’une coopération soit « belge » (État fédéral ou confédéral), soit européenne (plusieurs États souverains membres de l’U.E. et également héritiers de l’État belge défunt).

 

À l’issue de ce mandat de six mois, les Assemblées Constituantes devront proposer au suffrage populaire le projet constitutionnel qu’elles auront, chacune, adopté.

 

À cet effet, les Gouvernements qu’elles auront investis disposeront ensuite de deux mois pour l’organisation et la conclusion desdites consultations populaires, ayant force souveraine. Les Peuples respectifs se prononceront tant sur le projet constitutionnel qui leur sera proposé que sur le mandat donné auxdites Assemblées constituantes et Gouvernements régionaux et communautaires de procéder ensuite aux négociations en vue de l’accord global de coopération à atteindre.

 

Les parties auront ensuite quatre mois pour parvenir à cet accord global. Celui-ci pourra éventuellement déboucher sur une déclaration commune de l’ensemble des parties constatant qu’aucun accord ne peut plus être atteint dans le cadre belge. En ce cas, la déclaration commune établira qu’à la date prévue pour la fin du mandat d’un an du gouvernement fédéral intérimaire, l’État Belgique et ses institutions seront défunts et que les États constitutifs actuels en prennent la succession, à charge pour eux de négocier en pleine souveraineté, dans le cadre de l’Union européenne, le partage des dettes et avoirs.

 

***

 

Commentaires :

 

1.   Concernant le Parlement de la Communauté germanophone, il faut savoir que le RW est partisan de lui octroyer le plein pouvoir constituant.

2.    Aux inévitables objections anti- ou in- constitutionnelles, il faut citer le précédent anticonstitutionnel de la loi de 1919 sur le suffrage universel égal et la représentation proportionnelle, qui violait la Constitution, laquelle ne sera révisée qu’ensuite, en 1921. L’urgence et surtout le consensus le justifiant.

3.     A l’objection que rien ne serait réglé si ce scénario se terminait par la fin éventuelle de la Belgique un an après les élections des assemblées constituantes, l’absence de tout règlement du partage de la dette et des avoirs, il serait impossible aux nouveaux États de fonctionner. Là auussi, il y a  précédent, celui de... la Belgique, dont le sort définitif n’est intervenu que 9 ans après sa séparation des Pays-Bas. Ce qui ne l’a nullement empêchée d’exister, de fonctionner et de s’installer dans le concert des États européens de l’époque. Il en a été de même de la plupart des États nés de la fin de l’Empire austro-hongrois en 1918.

 4.   Faute d'un accord sur les matières à réviser avant la dissolution des Chambres, toute éventuelle modification effective de la Constitution serait reportée à deux législatures au moins...

 

 

 

 

Par Claude Thayse - Publié dans : Réflexions - Communauté : Avenir de la Wallonie
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