« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
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« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

Pour la petite histoire...

Le journal « Vers l’Avenir » a fait réaliser (et publier ce jeudi) un sondage par l’institut « Dedicated research » (à vos souhaits !) pour connaître sur qui se porterait le choix des Wallons s’ils devaient élire le Président de la république française. En soi, la démarche est intéressante. Peu de Wallons ne se sentent pas concernés, tel est le principal enseignement de ce sondage.
Mais pourquoi diable fallait-il ajouter une question sur l’éventuelle influence de ce scrutin sur les élections qui auront lieu en Belgique le 10 juin ? La réponse était évidente. Aucune, le système est cadenassé !
J’aime bien cette date anniversaire.
C’est celle de la révolution des œillets au Portugal, débarrassant ce pays d’une des dernières dictatures inspirée du fascisme en Europe.

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C’est celle ou le capitaine de garnison Joseph Rouget de Lisle, violoncelliste à ses heures a fait chanter pour la première fois le « Chant de guerre pour l'Armée du Rhin ». Repris plus tard par les fédérés marseillais qui lui ont ainsi involontairement donné son nom : « la Marseillaise ». Le premier hymne national !
Ce chant scande quelques semaines plus tard la charge des soldats de Valmy. Lors des révolutions de1848 dans l'ensemble du continent européen, la Marseillaise reçoit une consécration internationale (avant d'être plus tard supplantée par l'Internationale, mais les choses changent).
 
C’est aussi l’anniversaire d’une amie qui m’est chère. Bon anniversaire Nicole !
Napoléon III obtient ces deux territoires en récompense de son intervention militaire contre l'Autriche, aux côtés du royaume du Piémont, et en échange de l'annexion de l'Italie centrale par le Piémont.
 
Pour la première fois au monde, l'exécution du traité est subordonnée à son approbation par les populations concernées en vertu du «droit des peuples à disposer d'eux-mêmes».
C'est ainsi qu'un référendum est organisé dans le comté de Nice et en Savoie.
C'est sans surprise que les habitants de ces provinces francophones approuvent à une écrasante majorité leur rattachement à la France.
À Nice, on compte 25.743 oui, 160 non et 5.000 abstentions.
En Savoie, 235 non et une poignée d'abstentions sur 130.000 votants. Ces résultats montrent que les habitants s'étaient par avance résignés à leur sort. Un sénatus-consulte du 12 juin 1860 confirme l'incorporation des deux provinces à l'Empire français.
- Au nord des Alpes, la Savoie est divisée en deux départements : Savoie et Haute-Savoie.
- Au sud, le comté de Nice est réuni à un morceau du département du Var, avec le fleuve Var lui-même, pour former le département des Alpes-maritimes (c'est ainsi que le département du Var se réfère depuis lors à un fleuve qui lui est extérieur!).
- À noter que la partie nord du comté de Nice reste au Piémont malgré le vote favorable à la réunion de ses habitants. Napoléon III ne voulait pas priver son ami le roi Victor-Emmanuel de ses territoires de chasse du massif du Mercantour ! Mais ces territoires reviendront finalement à la France en 1947.
 
Très en avance sur son temps, Napoléon III avait une politique étrangère inspirée par de généreux sentiments comme le «droit des peuples à disposer d'eux-mêmes». Hélas, tout le monde ne partageait pas les même sentiments, sa  «politique des nationalités» va entraîner l'Europe occidentale dans une exacerbation des passions nationalistes et conduire à l'unification de l'Allemagne autour de la Prusse et à la dislocation de l'Autriche. En politique, la générosité et les bons sentiments sont très rarement payants !

Etonnant !
 
Le "Monde de la Bible" (mars-avril 2007) a recherché les références à la Bible et à la religion dans les discours de trois candidats aux élections présidentielles (22 avril et 6 mai 2007) :
- Nicolas Sarkozy, candidat de la majorité sortante
- Ségolène Royal, socialiste
- François Bayrou, démocrate du centre
 
Les conclusions de Jean-Luc Pouthier, directeur de la rédaction du Monde de la Bible, ne manquent pas de surprendre :
Au total, «le discours le plus biblique, prophétique presque de bout en bout, semble être celui de Ségolène Royal. L'attitude la plus laïque est celle de... François Bayrou (...). Quant à Nicolas Sarkozy, il est de loin celui qui cite le plus le passé chrétien de la France (...) mais (son discours !) est aussi celui qui comporte à première vue le moins d'allusions, implicites ou explicites, à la Bible».

Et alors, faut-il vraiment en parler ? N’est ce pas un non-événement ? Sauf pour la presse francophone. Qui, en Flandre va sincèrement s’en émouvoir ?
 
Après tout, ce n’est jamais qu’un petit coup de canif de plus dans le « contrat des belges ». Il n’y a pas de loi qui impose d’afficher le portrait du chef de l’Etat dans les lieux publics, comme on le fait partout dans le monde. Il est vrai qu’il n’y a plus vraiment d’Etat… belge !
Et les méchants, ce sont ceux qui, minoritaires, ont fait cette proposition acceptée par la majorité municipale ! Amusant, non ?

Le 26 février 1885 prend fin la conférence de Berlin sur l'Afrique.
 
Considéré par les Européens comme une terre sans maître, l'immense continent est partagé comme un vulgaire gâteau... sans que les habitants aient leur mot à dire...
 
Un continent à l'encan...
Le chancelier allemand Otto von Bismarck a convié les représentants des États-Unis et de treize pays européens à se répartir les dernières terres qui échappent à la mainmise occidentale.
En trois mois, la conférence fixe les règles qui doivent présider à l'occupation du continent africain. Elle proclame la liberté de navigation sur les grands fleuves africains, le Niger et le Congo, et permet aux États européens déjà présents sur le littoral africain (par exemple en Côte d'Ivoire) d'annexer l'arrière-pays correspondant. La France mais aussi le Portugal et l'Allemagne sont dans ce cas.
La France obtient des droits sur les vastes territoires de l'Afrique de l'ouest. Le chancelier Bismarck espère, mais à tort, que les Français se résigneront de la sorte à la perte de l'Alsace-Lorraine. L'Angleterre se réserve la possibilité de constituer un axe continu du Caire au Cap, à la pointe sud du continent.
Malgré son importance pour le continent africain, l'opinion publique européenne se désintéresse dans son immense majorité des conquêtes coloniales. Celles-ci sont le fait de quelques militaires, philanthropes ou aventuriers qui ont réussi à convertir à leurs vues des responsables politiques comme le républicain français Jules Ferry, le conservateur britannique Benjamin Disraeli ou... le roi des Belges, Léopold II.
 
Ce dernier est particulièrement comblé !
Il est en effet, le principal bénéficiaire de la conférence de Berlin. Ayant consacré une partie de sa fortune personnelle à l'exploration et à l'occupation de l'Afrique centrale, ses efforts sont récompensés puisque la conférence lui reconnaît (après maintes manoeuvres) la possession à titre privé d'un vaste territoire au coeur de l'Afrique noire. Territoire qui sera baptisé «État indépendant du Congo»...
Léopold II doit pourtant promettre aux grandes puissances que le territoire sera ouvert à leur commerce et au christianisme. On sait que Léopold II va s'efforcer de tirer de sa colonie un maximum de ressources en y instituant le travail forcé. A ce propos, même si l'on ne peut pas parler de génocide car il n'y avait pas intention d'exterminer un peuple pour ses origines, les massacres de masse réalisés par Léopold II à des fins mercantiles préfigurent dans une certaine mesure l'ignominie qui aura lieu en Europe cinquante ans plus tard. Comme l'a estimé Hannah Arendt dans son ouvrage "L'impérialisme. Les Origines du totalitarisme", publié en 1951, il n'y a pas de césure radicale entre les massacres coloniaux et la Shoah mais une continuité. L'impérialisme rend le racisme nécessaire pour justifier ses actes.

Quelques commentaires édifiants de l'époque...

« J'ai été tellement choqué, votre Excellence, par les histoires racontées par les autochtones que j'ai pris la liberté de leur promettre que dorénavant vous les tuerez seulement pour les crimes qu'ils commettront ».
(John Harris, Missionnaire à Baringa.)
 
« L'exploitation du Congo fut le plus grand crime contre l'humanité jamais commis dans l'histoire de l'humanité »
(Sir Arhur Conan Doyle, Letters to To The Press, 1909.)
 
« La colonisation du Congo fut la plus infâme ruée sur un butin ayant jamais défiguré l'histoire de la conscience humaine ».
(Joseph Conrad, Heart of Darkness : An authoritative text, Background and Sources ; Criticism.)
 
« Pour faire du caoutchouc, il faudra couper des mains, des nez et des oreilles. »
(Charles Lemaire, Belgique et Congo, cité par Daniel Vangroewe, Du sang sur les lianes, p.46.)
 
« Si un village, refusait de se soumettre à ce régime, des troupes de l'Etat ou d'une compagnie ou leurs alliés abattaient parfois toute la population en vue, de manière à bien faire parvenir le message aux villages voisins. Mais en de telles occasions, certains officiers européens se montraient méfiants. Pour chaque cartouche fournie à leurs soldats, ils exigeaient la preuve que la balle avait été utilisée pour tuer quelqu'un, et non ''gâchée'' ».
(Adam Hochschild, Les fantômes du roi Léopold).

 
A sa mort, (le bon et grand roi !) Léopold II lèguera le Congo à la Belgique...
En attendant d’être relayée par la presse internationale, la nouvelle fait la une des journaux parlés de la RTB(f) depuis ce matin. Cette chaîne lui a même consacré une partie de l’émission « Matin première ».
Tenez-vous bien !
80 élèves bruxellois, la moitié scolarisés en français et les autres en néerlandais, se sont rencontrés ce matin pendant quelques heures. Ils se sont flairés, regardés, parlés. Fascinant, non ?
 
Conclusion ? Ils se sont rendus compte qu’ils ne se connaissaient pas, qu’ils n’avaient pas grand-chose en commun, qu’ils sont parfaitement étrangers les uns aux autres même en habitant la même ville.
 
Les journalistes veulent sans doute nous montrer que la vie en commun est encore possible dans « ce pays » puisque cette rencontre a eu lieu. Il est vrai que la dernière fois qu’un événement presque aussi exceptionnel s’est produit, c’était lors de la participation de jeunes Israéliens et Palestiniens au sein d’un même orchestre symphonique. Mais eux, au moins, ils avaient vraiment quelque chose en commun…
 
Enfin, pendant ce temps là, la RTB(f) ne dit pas de mal de la France.
C'est le 15 janvier 1790, à Paris, que l'Assemblée constituante établit la carte des départements. Les députés voulaient mettre fin à la confusion administrative héritée d'un millénaire d'Histoire. A noter qu'ils envisagèrent d'abord de créer des circonscriptions géométriques, à l'image des États américains.
 
Heureusement, Mirabeau s'y opposa avec véhémence: «Je demande une division qui ne paraisse pas, en quelque sorte, une trop grande nouveauté; qui, si j'ose le dire, permette de composer avec les préjugés et même avec les erreurs, qui soit également désirée par toutes les provinces et fondée sur des rapports déjà connus.»
 
Les nouvelles divisions sont baptisées «départements», d'un vieux mot français qui appartient au vocabulaire administratif depuis François 1er. Leurs limites respectent les anciennes provinces. C'est ainsi que la Bretagne et la Normandie sont divisées en cinq départements chacune. Leur taille est telle que chaque citoyen puisse accéder à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum.
 
Sans le savoir, les députés ont recréé de la sorte les anciens pays... de la Gaule d'avant les Romains. De nombreux chefs-lieux rappellent en effet les tribus gauloises locales. Amiens évoque les Ambiens, Beauvais les Bellovaques, Cahors les Cadurques, Nantes les Namnètes, Paris les Parisii, Poitiers les Pictones, Reims les Rèmes, Soissons les Suessiones,Tarbes les Tarbelles, Vannes les Vénètes,...
 
Le département est ainsi la circonscription la mieux enracinée dans l'Histoire de France, en concurrence avec la commune, héritière des anciennes paroisses.
Au fond d'eux-mêmes, les Français lui restent très attachés. C'est la principale circonscription de référence (administrations de proximité, plaques minéralogiques, statistiques...).

Réunioniste

Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
1789 & 1793

La République indivisible, laïque, démocratique et sociale

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- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
- ISF - Impôt de solidarité sur la fortune, de quoi s’agit-il ?
 
- Aux origines de la frontière linguistique 
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