« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Si la Belgique disparaît (...) l'incompréhension des centralisateurs nationalistes en aura été cause tout autant que le fanatisme conquérant des flamingants » (Jules Destrée : Wallons et Flamands, Paris, 1923, p. 175)  

*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)
*

« Les médias reflètent ce que disent les gens, les gens reflètent ce que disent les médias. Ne va-t-on jamais se lasser de cet abrutissant jeu de miroirs ? » (Amin Maalouf)
*
De temps en temps, les hommes tombent sur la vérité. La plupart se relèvent comme si rien n'était. (Winston Churchill)

 

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modéraztion à condition d'en citer la source.

Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 12:04

Le billet précédent consacré aux  projets d’élargissement de la Région de Bruxelles au détriment d’autres) m’incite à aller plus loin dans la réflexion. Il y en a plein d’autres idées du même type qui circulent. Dans certains cas, ce sont des propos de type « il n’y a qu’à ». C’est le cas par exemple et pour parler d’autre chose, de la circonscription fédérale unique, mais pas seulement. Les exemples abondent.

 

Au rebours de ces idées faciles selon lesquelles il suffit de mettre les gens ensemble pour qu’ils fraternisent, la promiscuité généralement les divise.

Vous êtes devenus très amis avec vos voisins ? Partez en vacances ensemble et voilà souvent le meilleur moyen de vous  fâcher pour la vie. ..

L’ECU marchait bien, on a voulu faire l’Euro pour rapprocher encore plus les peuples d’Europe : on les divise. Pensons simplement au clivage qui apparaît au sein de l’Europe et qui est profondément  malsain. Avec  pour  preuve le succès scabreux de l’expression « PIIGS » qui désigne, on le sait,  les pays les plus en difficulté de la zone euro : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne (Spain). Trois pays méditerranéens, quatre latins,  quatre pays catholiques –  et un orthodoxe, ce qui, dans l’esprit de ceux qui se complaisent dans cette expression,  ne vaut guère mieux. Les Latins  - et accessoirement les Irlandais, mais ce sont des Celtes…- sont désormais  identifiés à des cochons ! 

C’est là un exemple de l’effet  pervers de toutes les idées trop simples. Le communisme avait supprimé la propriété privée pour rendre les gens moins égoïstes, Alexandre Zinoviev nous a montré comment il les avait rendus au contraire plus égoïstes. On fait un tronc commun d’éducation pour une plus grande égalité entre les enfants, les inégalités s'aggravent ; on  impose à tous les coureurs le même développement pour grimper le col, le peloton éclate.

L’euro, c’est pareil : on a créé une monnaie unique pour  faire converger les économies et rapprocher les hommes. Les économies divergent comme jamais et les rapports entre les différents peuples s’aigrissent : le uns méprisent les autres, ils ne tarderont pas à se détester.

Inquiétant, non ?

 

Je romprai une dernière lance à propos d’une autre de ces idées. Si les Flamands ont voulu l’organisation de la Belgique en Communautés – et ils ont raison de leur point de vue, je me suis déjà expliqué là-dessus – l’idée de maintenir le même principe au lieu d’abandonner la revendication essentielle du Mouvement wallon d’aller vers plus de régionalisation  en liant de plus en plus le sort de la Région bilingue de Bruxelles à la Région wallonne est une stratégie pénalisante. Pour nous.

Un exemple récent ? On en a peu parlé, mais… Les résultats du décret « Robin des Bois »… (Merci à Yannick pour son analyse)

 

Les écoles bruxelloises représentent 20% des écoles de la Communauté Française (pour le secondaire), soit la proportion démographique normale. Mais ces mêmes écoles représentent 25% de celles qui vont bénéficier d'une aide... Ce qui veut dire que 23% seulement des écoles wallonnes recevront de l'aide, contre 57% des écoles bruxelloises ! A l'inverse, Il n’y aura que 23% des écoles bruxelloises vont participer à l'effort, contre 34% des écoles wallonnes. Or, je ne suis pas certain que l’enseignement en Wallonie soit dans une posture si favorable qu’il faille surtout favoriser Bruxelles. Je n’ai pas entendu les enseignants ou directeurs d’école wallons à ce sujet.

 

Au Rassemblement wallon où nous plaidons pour la suppression de la Communauté française (ou la fédération Wallonie-Bruxelles qui peut se révéler une idée simple encore pire dans ses conséquences) et l’autonomisation des quatre régions sur base territoriale,  si nous sommes dans ce cadre pour une solidarité négociée, il faut aussi que les comptes soient équilibrés au final.  

 

Si Magnette trouve maintenant des choses intéressantes dans le principe nationaliste après en avoir pourfendu l’idée pendant des années et que, quasi au même moment, Di Rupo « estime - maintenant - qu’en Flandre, on se sent d’abord flamand avant d’être belge et pense que « nous avons intérêt à renforcer les identités bruxelloises et wallonnes avec des projets concrets tel que le plan Marshall qui a donné des résultats percutants. Il faut plus de fierté d’être ce que nous sommes » c’est parce qu’ils sentent très bien que le vent tourne. Ils font du « développement durable », celui où on commence on commence par recycler les bonnes idées. Et voilà,  et c’est logique, qu’arrivent sur la scène politique les « politiciens durables »… La question pour nous Wallons, c’est : est-ce soutenable ? La réponse est évidemment non.

 

Si le principe de la nation a été décrié suite à quelques dérives masquées derrière ce mot, la nation est à la base de la création de l'état stable. En fait, et c'est vrai, il peut y avoir nation - c'est-à-dire existence d'une conscience morale collective au sein d'une agrégation d'individus  - sans qu'il y ait nécessairement état (Tamouls, Tchétchènes, Flandriens, Palestiniens, Basques, Écossais); mais l'inverse est très instable. Les États construits sur plusieurs nations ont tendance à se défaire (URSS, Yougoslavie, Tchécoslovaquie et Belgique), parfois dans le sang et la fureur...

Quelques billets anciens…

http://www.claude-thayse.net/article-faut-il-avoir-peur-du-nationalisme-wallon-57413130.html

www.claude-thayse.net/article-l-identite-ou-rien-de-bon--42136374.html

www.claude-thayse.net/article-32841376.html

www.claude-thayse.net/article-un-debat-sur-l-identite-wallonne-mais-quelle- excellente-chose-45904219.html

http://www.claude-thayse.net/article-trente-ans-et-un-basculement-57216297.html

http://www.claude-thayse.net/article-flandre-et-wallonie-derriere-les-mirages--41693006.html

http://www.claude-thayse.net/article-29614505.html

 

MàJ. Dans le cadre de la réfutation des idées simples :

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2011/05/02/quand-regis-debray-rehabilite-les-frontieres.html

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010/11/11/trois-raisons-pour-aimer-la-nation.html

 

Par Claude Thayse - Publié dans : Réflexions - Communauté : Avenir de la Wallonie
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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 12:15

J’ai été stupéfait d’entendre ce matin à la radio que le MR aurait - une fois de plus - pris position pour la recréation d’une province du Brabant unitaire.  Quel mépris pour les Wallons et la Wallonie !

 

Certes, il y a évidemment derrière cette annonce de très claires arrière-pensées purement électorales. Ce parti est actuellement assez bien positionné à Bruxelles et en Brabant wallon et il ne perd pas de vue que la scission de BHV acquise, il aura besoins des voix de la forte immigration bruxelloise en Brabant wallon à récupérer. Par ailleurs, le Brabant wallon est la seule province wallonne où ce parti fait des résultats. Nous sommes donc clairement dans des jeux de pouvoir. Plutôt être le premier chez soi que le dernier en Wallonie.

 

J’ai déjà eu l’occasion de dire tout le mal de cette très fausse bonne idée.

 

Brièvement : pour des raisons historique le Brabant wallon fait partie de l’aire linguistique latine depuis toujours. Recréer une province brabançonne unitaire reviendrait à imposer le néerlandais dans les services publics, puisque cette nouvelle entité ne pourrait être que bilingue. Par ailleurs, ceux qui ont connu la position de sujétion et d’abandon que l’arrondissement minoritaire de Nivelles a vécu jusqu’à la scission en 1995 ne peuvent que craindre un retour aux pratiques favorisant le développement des arrondissements du Nord, majoritaire, Bruxelles-Halle-Vilvoorde (*) et Louvain. Toutes choses que les partisans (essentiellement le MR et Ecolo) de ce machin semblent avoir joyeusement oubliées.

 

Les arguments classiquement utilisés mettent en avant des aspects économiques. Or, il est notoire et évident que les aspects économiques se jouent des frontières. Il n’y a plus de péages sur les routes… Combien d’entreprises fonctionnent sans problème avec des sièges situés dans plusieurs régions ou pays ?  Non, il n’y a là derrière que des calculs bassement électoraux. Ils jouent sur les émotions, surtout la peur de l’avenir. La presse à leur dévotion leur apporte son soutien en dramatisant à outrance le pseudo-manque de gouvernement depuis un an. Alors qu’au contraire, ce qui s’est passé a tendance à montrer qu’il serait plus que temps d’envisager de supprimer ce « niveau fédéral » en transférant les compétences résiduelles vers les Régions.

 

Certes, on va faire durer encore un peu. Une présidente de parti parlait (avec culot) du coup d’état permanent (elle a des lettres ou des bons conseillers) de la N-VA. Et c’est drôle dans la bouche d’une des personnes qui avec ses collègues présidents de parti a confisqué le pouvoir depuis très longtemps…

Ces présidents de parti continuent à jouer leurs jeux politiques, mais surtout  le jeu politique belge. Et dégagés de fait de toutes responsabilités sur l’ensemble du territoire encore « dit belge », puisque implantés dans une seule «communauté », ils en tirent les ficelles, sans jamais s’exposer, pour le plus grand mal de la démocratie. Leurs parlementaires ne sont plus que des voltigeurs dont les interventions ne consistent qu’à distraire de temps en temps le bon peuple en apportant à chacune des tendances les arguments prémâchés (*) que celle-ci, conditionnée par la pensée unique des médias ou des chapelles extrémistes attendent. Sans risque. La stabilité du corps électoral est (hélas!) à ce prix. En tous cas, en Wallonie et aussi à Bruxelles.

 

Ce n’est pas pour autant que le problème belge est simplement linguistique.

Le blocage actuel était quasiment inévitable même s’il n’est pas encore vraiment insurmontable. L’un des grands changements à observer, c’est le fait que le parti flamand (la NVA) a la majorité relative en Flandre depuis juin 2010, et ne l’y a pas de manière accidentelle. La NVA représente tant la Flandre rurale, se confiant jadis aux catholiques, que la Flandre moderne. La NVA joue maintenant, pour les Flamands, le rôle autrefois joué par les catholiques ou aujourd’hui les démocrates-chrétiens, mais ces derniers jouant à la fois la carte belge (du fait de la majorité flamande) et la carte flamande (en raison de la population auquel ce parti s’adresse). Ce n’est plus le cas.  Il semblerait donc bien que les « compromis à la belge » connus depuis près d’un siècle soient devenus impossibles. Et ça ne tient pas à je ne sais quelle incapacité des politiciens belges à s’arranger comme on l’entend généralement.

Cela tient au fait que le jeu a profondément changé, ce qui redonne du poids et de la force, côté wallon, à la défense de la Wallonie et de ses intérêts régionaux, chose qui  - et ça, c’est nouveau - s’allie à un sentiment identique dans la région de Bruxelles.

 

C’est pourquoi, vouloir recréer une Belgique miniature sous la forme d’une fédération Wallonie-Bruxelles (encore que là, j’attends de voir ce que ça va devenir puisqu’on semble vouloir individualiser les deux régions) ou cette chimère de « province du Brabant » sont des choses complètement dépassées.

 

Dans un cas comme dans l’autre, les Wallons et particulièrement les Brabançons wallons seraient perdants.

Je m’explique :

Je vous ai recommandé la lecture du livre de Michel Quévit qui a enquêté sur les transferts financiers nord-sud si souvent dénoncés par les partis flamands et leurs alliés belgo-bruxellois. Et si, en effet, depuis 1965, la région wallonne contribue moins aux recettes de l'Etat belge qu'elle ne reçoit. Cette situation résulte du déclin industriel de la sidérurgie et du charbon. Ces transferts existent aussi dans d'autres pays touchés par le même problème : Madrid et la Catalogne vers l'Estrémadure et la Galice (Espagne) ; l'Ile de France vers le Nord-Pas de Calais et le Limousin (France)…

On oublie volontairement que pendant plus d'un siècle, la sidérurgie wallonne a été un atout pour tout le pays, car jusqu'à la mise en exploitation des charbonnages de Campine en 1926, la Wallonie était la seule à disposer de charbon en Belgique. Pour exporter ce charbon, elle aurait pu tirer profit de sa proximité avec des ports étrangers (Dunkerque pour le Hainaut et Rotterdam pour Liège) mais elle est restée solidaire des projets portuaires de l'Etat belge : Anvers et Zeebrugge.

On oublie que plus de 2.000 km de voies navigables (canal Albert, canal de Willebroeck, canal de la Campine, p.ex.) ont été créés à partir d'Anvers vers la Wallonie, la France et l'Allemagne. Dans son étude sur l'histoire économique de la Belgique de 1957 à 1968, le professeur Baudhuin faisait remarquer que  les 10 milliards de dépenses du secteur public (Etat et ville d'Anvers) en faveur de l'infrastructure portuaire d'Anvers ont eu un effet multiplicateur de cinq, générant près de 50 milliards d'investissements privés ». C'est de là que vient le début de l'essor économique de la région anversoise et de la Campine dans l'acier et la sidérurgie, mais aussi dans la pétrochimie, le raffinage et le secteur automobile. De 1959 à 1973, la province d'Anvers comptabilise le plus d'investissements aidés (21%) par rapport à toutes les autres provinces belges. Au cours de la même période, elle reçoit 30% des investissements étrangers effectués en Belgique.

 

Si l'Etat belge est intervenu pour (faire semblant de) tenter de sauver la sidérurgie wallonne, il n'a cependant pas négligé le nord du pays. En 1934(déjà !), le Boerenbond, une caisse rurale de crédit active principalement en Flandre, est en faillite suite à des activités financières risquées, mais il est sauvé par l'Etat belge (un milliard 295 millions). L'électrification du réseau ferroviaire belge a débuté en 1935 par la ligne Bruxelles-Malines-Anvers, tandis que les autres lignes ferroviaires seront électrifiées de 1949 à 1956. La première autoroute créée par l'Etat belge sera l'E40 Bruxelles-Ostende en 1956 afin de développer le tourisme à la côte et faciliter l'accès à la mer pour le transport des marchandises. En 1970, le gouvernement donne 115 milliards de FB pour créer le port de Zeebrugge accessible à des navires de 250.000 tonnes, avec un hinterland industriel axé sur les technologies du futur. Pour mémoire, le gouvernement belge avait décidé à la fin des années 70, de donner un milliard d’investissement à la Wallonie pour un milliard dépensé pour Zeebruges, à condition que cette dernière n’en reçût pas plus que seize. 115 milliards de francs belges ont à l’époque été consacrés aux travaux de Zeebruges, en échange de quoi la Wallonie ne reçut que 16 milliards, ce qui a été, chacun en conviendra un sacré marché de dupes.

 

Mieux encore, alors que peu de temps auparavant, les Flamands avaient fait passer une loi de régionalisation des secteurs nationaux, dont la sidérurgie et les charbonnages, afin d’éviter que de l’argent flamand (traduisez belge) ne vienne renflouer les charbonnages wallon, sous l'impulsion du ministre limbourgeois Willy Claes, un plan de 210 milliards de FB est lancé de 1982 à 1991 pour améliorer la compétitivité des charbonnages de Campine qui ont cependant ensuite fermé leurs portes. On le voit, les « canards boiteux » chers aux politiciens et aux journaleux de la capitale ne sont pas tous wallons…

 

On oublie aussi, fort opportunément dans ce pays, que le traité de Rome (1957) impose une solidarité financière entre les régions afin de maintenir l’unité de l’État. Chacun des États membres de l’union est invité à appliquer ces principes de solidarité sur son propre territoire, et c’est ce qui se passe partout dans l’union européenne, sauf en Belgique. La Bavière, la région de Londres, celle de Madrid font partie des régions dites contributrices alors que le pays de Galles ou la Galice font partie des régions débitrices.

 

Michel Quévit  a pointé la responsabilité des groupes financiers (belges et flamands) dans les disparités économiques en Belgique. Si ces groupes financiers ont d'abord investi en Wallonie, c'est en raison de la richesse minière et houillère du territoire wallon. S'ils se sont ensuite délocalisés vers la Flandre (notamment lors de la création du complexe sidérurgique de Sidmar), c'est en raison des opportunités nouvelles qu'offraient les infrastructures maritimes et portuaires créées par l'Etat belge.

 

Et maintenant?

Bien que la faiblesse des séries statistiques comme les difficultés de comparaisons stables sur la longue durée - autre que la Belgique, et donc autre que la Flandre et Bruxelles- les discours positifs des gouvernants ou le catastrophisme des oppositions masquent une vision claire et saine de la réalité,

L'image « bipolaire » des disparités régionales peut être nuancée par une analyse de la Commission Européenne sur la croissance du PIB par province de 1995 à 2004 : Bruxelles, le Brabant flamand et le Brabant wallon atteignent un taux de 3% ; les provinces d'Anvers, Flandre orientale, Flandre occidentale, Limbourg, Namur et Luxembourg ont une croissance qui varie de 2 à 2,7% ; les provinces de Liège et du Hainaut stagnent entre 1 et 2%.

D'après les statistiques européennes qui se sont améliorées depuis, l'écart du PIB/hab restait significatif en 2005 entre le nord et le sud du pays : 87,5 pour la Wallonie et 120,1 pour la Flandre (moyenne au sein de l'UE : 100). La Flandre n'est cependant pas reprise dans la liste des 15 régions les plus prospères de l'UE et la Wallonie parmi les 15 régions les plus pauvres de l'UE (qui appartiennent à l'ancienne Europe de l'Est). On remarque aussi que le PIB/hab de la Wallonie est semblable à d'autres régions industrielles comme les Asturies (90,2) ou le Nord-Pas de Calais (88,6).

Je trouve que l'attitude qui consiste à se replier (tiens, un "repli bruxellois", on n'en parle jamais) en réclamant les territopires les plus développés des autres ressemble fort aux "replis égoïstes" tels ceux de la "Ligue de Nord" en Italie ou encore d'autres. Je vous invite à lire cet avis du Professeur Quévit : http://www.lalibre.be/actu /elections-2010/article/64 4259/quevit-une-region-brabant-ne-serait-pas-une-bonne-idee.html.

 

 

Les révisions successives de la Constitution ont eu pour effet de commencer à faire sortir  la Wallonie de la Belgique. Maintenant, qu’attendons-nous pour sortir la Belgique de la Wallonie ? Et refuser de continuer à vivre dans le mensonge des dirigeants des partis politiques traditionnels et de leurs affidés. Après tout, leur position favorite reste la... position démissionnaire. Il semblent bien incapable d'en imaginer d'autres !

 

 

(*) Je sais que d’aucuns vont encore réagir de manière épidermique à mes propos. Mais l’Histoire des 180 dernières années a bien montré que Bruxelles n’est pas du tout la mégalopole fécondante que certains se plaisent à décrire ou à imaginer. Il est évidemment difficile en quelques lignes de dépasser bien des antagonismes en les traitant avec nuance, en montrant qu'ils sont par bien des aspects quelque part obsolètes (largement les antagonismes entre Wallons et Flamands, mais aussi - surtout - entre Wallons et Bruxellois francophones, mais certainement pas dans le sens d'un unitarisme belge, ni dans le sens d'une réunification de la Belgique francophone).

 

(**) Un bel exemple, Francis Delperée  (hé oui…) déclarait  à un colloque du mouvement wallon le 26 février 1976 à Charleroi que la Wallonie est autre chose qu'une population, « une collectivité d'hommes, c'est-à-dire qu'elle regroupe un peuple qui peut se réclamer de traditions particulières et qui est à même de poursuivre des objectifs qui lui sont spécifiques »…

 

 

 

 

Par Claude Thayse - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Avenir de la Wallonie
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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 18:51

Il y a un grand absent dans les débats institutionnels depuis un an. Le Parlement wallon...

 

On peut légitimement se demander ce qu'il fait. La Libre publie aujourd'hui un billet assez intéressant. "Le parlement wallon ne semble pas prêt de suivre l'exemple de son alter ego flamand sur le plan institutionnel".

 

Certes, le <parlement a remis à l'honneur il y a quelques mois les débats d'actualité sur des thèmes précis (emploi, inondations ou éoliennes) mais le dossier communautaire n'a jamais été abordé à ce jour. Le changement de dénomination de la Communauté française en Fédération Wallonie-Bruxelles annoncé le 4 avril a même suscité l'indifférence des parlementaires puisque deux jours plus tard, aucun d'entre eux n'a posé de question sur le sujet en séance plénière du parlement wallon, au contraire de la Chambre. "Le parlement wallon ne sort pas grandi de cette affaire. On avance toujours sans débat parlementaire. C'est au sommet que tout se décide et dès lors, le parlement ne pense même plus qu'il a un rôle à jouer."

Tout est dit. Pour les quatre (cinq ou six si on y ajoute l'extrême droite et la droite extrême) partis traditionnels, les Wallons n'existent tout simplement pas. Le Parlement wallon  n'est qu'un moyen de remercier les "méritants" un peu comme les députations permanentes des provinces...

Une voie de garage.

 

Il est clair que ces "députés" sont muselés.

 

Certains le regrettent, mais ne peuvent pas intervenir. C'est ainsi que l'ancien ministre-président Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS) ,  "figure de proue du régionalisme wallon" comme n'hésite pas à écrire sans rire la Libre : "C'est dans ces moments-là, on ne devrait pas être aux abonnés absents". Les regrets sont identiques chez un autre tenant du régionalisme et ex-président de l'assemblée, José Happart (PS). "Les Wallons en général, et le parlement wallon en particulier, commettent une faute de laxisme. En ne voulant pas faire le débat sur ce que la Wallonie veut faire de son avenir, ils laissent d'autres décider à leur place. C'est un drame pour moi en tant que militant wallon de constater que le parlement wallon ne peut pas se saisir d'un débat d'actualité", a-t-il souligné.

En coulisses, tant dans la majorité que dans l'opposition, certains députés évoquent un diktat du gouvernement sur ce point. "C'était déjà le cas sous la législature précédente: il y a un diktat officieux qui veut que dans la situation actuelle, il est hors de question de débattre d'un avenir dont on ne connaît pas les tenants et aboutissants", a glissé l'un d'entre eux.

 

Inutile de dire que tous ces gens sont obligés de se taire. Se plaindre dans les journaux n'apporte rien. Les décisons viennent "d'en haut". Les partis traditionnels se servent de leuirs régionalistes, rattachistes ou autres nationalistes pour se dédouaner, berner les Wallons. Qui pourra encore les croire ?

 

Il est temps qu'un parti vraiment wallon se lève ! Il est temps que le parlement joue son rôle. L'avenir est là, il est Wallon !

Par Claude Thayse - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Avenir de la Wallonie
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 12:00

Voici le texte d’un courrier que j’ai envoyé au « Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Nivelles » constatant que le drapeau wallon n’est plus arboré sur l’Hôtel de Ville.

 

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M.à.J. :  Voici la réponse du bourgmestre de Nivelles reçue ce 29 mars au matin...

 

 

 

Pierre HUART

Bourgmestre

Président du Conseil provincial

 

Je le remercie et le félicite pour son sens civique.

 

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Monsieur le Bourgmestre,

Mesdames et Messieurs les Echevins,

 

Si les travaux d’aménagement de la Grand’Place vont contribuer d’une manière importante à mettre en valeur notre ville, et je ne peux que m’en réjouir, j’ai été choqué en ma qualité de citoyen de l’absence (depuis le 23 mars 2011) du drapeau officiel de la Wallonie aux côté de ceux d’autres entités politiques sur les mâts récemment installés sur le parking de l’Hôtel de Ville.

D’autant plus que la Constitution belge consacre en son Titre 1, Article 1er le fait que la Belgique est un Etat fédéral qui se compose des communautés et des régions, que l’article 3 précise que la Belgique comprend trois régions : la Région wallonne, la Région flamande et la Région bruxelloise. Et qu’enfin, l’article 5 ajoute que la Région wallonne comprend le Brabant wallon dont Nivelles est le Chef-lieu.

 

En dehors de tout contexte identitaire, mais dans le contexte de réforme institutionnelle actuelle (et future !), Nivelles doit-elle négliger d’afficher son appartenance à un des plus importants niveaux de l’Etat ?

 

Il m’est revenu que d’aucuns parmi-vous estiment (sans jugement de valeur de ma part sur d’éventuelles raisons politiques de cette attitude) qu’il n’y aurait pas obligation en la matière.

 

Voici ci-dessous le décret du Parlement wallon, sanctionné par le Gouvernement wallon, qui règle le pavoisement du drapeau régional wallon sur les bâtiments publics aux mêmes conditions que le drapeau national.

 

 

23 juillet 1998. –

Décret déterminant le jour de fête et les emblèmes propres à la Région wallonne

(M.B. du 08/08/1998, p. 25551)

Session 1997-1998.
Documents du Conseil 384 (1997-1998). - N° 1.
Compte rendu intégral. - Séance publique du 15 juillet 1998.
Discussion. - Vote.

Le Conseil régional wallon a adopté et Nous, Gouvernement, sanctionnons ce qui suit:

 Article 1er

La fête de la Région wallonne est célébrée chaque année le troisième dimanche du mois de septembre.

 Art. 2. 

Les armoiries de la Région wallonne sont d’or au coq hardi de gueules; elles sont représentées conformément au modèle figurant en annexe 1 du présent décret. Le coq hardi de ces armoiries peut être utilisé isolément comme symbole de la Région.

 Art. 3. 

Le sceau de la Région wallonne porte le coq hardi de ses armoiries avec la légende « Région wallonne ».

Cette légende est inscrite entre deux filets conformément au modèle figurant en annexe 2 du présent décret.

 Art. 4. 

Le drapeau de la Région wallonne est jaune au coq hardi rouge.

Conformément au modèle figurant en annexe 3 du présent décret, ce drapeau a les proportions deux: trois; le coq hardi est inscrit dans un cercle non apparent dont le centre coïncide avec celui du tablier, dont le diamètre est égal au guindant et dont la circonférence passe par les extrémités des pennes supérieures et inférieures de la queue et par l’extrémité de la patte levée.

L’horizontalité du coq est déterminée par une droite non apparente joignant le sommet de sa crête à l’extrémité de la penne supérieure de la queue.

Le drapeau de la Région est arboré le troisième dimanche de septembre aux édifices publics situés sur le territoire de la Région wallonne.

Dans la même Région, il est également arboré sur les bâtiments officiels dans les mêmes conditions et aux mêmes dates que le drapeau national.

Le Gouvernement wallon peut ordonner le pavoisement, à d’autres dates, des édifices visés aux alinéas précédents.

 Art. 5. 

Les hautes autorités et les représentants officiels de la Région wallonne peuvent faire usage, dans l’exercice de leurs fonctions, d’une marque honorifique distinctive. Cette marque, conforme au modèle figurant en annexe 4 du présent décret, consiste en un fanion aux proportions vingt-six: trente, construit comme le drapeau décrit à l’article 4 et garni d’une frange jaune et rouge.

Promulguons le présent décret, ordonnons qu’il soit publié au Moniteur belge.

Namur, le 23 juillet 1998.

Le Ministre-Président du Gouvernement wallon, chargé de l’Economie,
du Commerce extérieur, des P.M.E, du Tourisme et du Patrimoine,

R. COLLIGNON

Le Ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Equipement et des Transports,

M. LEBRUN

Le Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique,

B. ANSELME

Le Ministre du Budget et des Finances, de l’Emploi et de la Formation,

J.-Cl. VAN CAUWENBERGHE

Le Ministre de l’Environnement, des Ressources naturelles et de l’Agriculture,

G. LUTGEN

Le Ministre de l’Action sociale, du Logement et de la Santé,

W. TAMINIAUX

Le Ministre de la Recherche, du Développement technologique,
du Sport et des Relations internationales,

W. ANCION

 

Pour mémoire, dans l’Arrêté royal du 5 juillet 1974 - antérieur au décret wallon - et concernant le pavoisement des édifices publics (modifié par arrêté royal du 02 avril 1998 concernant le drapeau européen), le drapeau belge (appelé ci-dessus dans le décret du GW : « drapeau national ») doit être arboré aux édifices publics aux dates officielles, et peut l'être lors d'importantes cérémonies, lorsque les usages locaux le demandent, ou encore lors de la visite officielle d'un chef d'Etat étranger. Les Régions et les Communautés, en plus du drapeau tricolore, hissent leur propre drapeau le jour de leur fête. (Dans le contexte de l’époque)

Dates officielles (Arrêté royal du 5 juillet 1974 concernant le pavoisement des édifices publics) :

  • 17 février : Commémoration de tous les membres défunts de la famille royale
  • 7 avril : Hommage aux militaires belges décédés lors de missions de paix
  • 1er mai : Fête du Travail
  • 5 mai : Journée du Conseil de l'Europe (crée en 1949)
  • 8 mai : Victoire des Alliés en 1945 et fin du génocide
  • 9 mai : Journée de l'Europe (anniversaire du discours fondateur de l'Union européenne, prononcé par Robert Schuman en 1950)
  • 6 juin : Anniversaire du Roi Albert II (né en 1934)
  • 11 juin : Anniversaire de la Reine Fabiola (née en 1928)
  • 2 juillet : Anniversaire de mariage du Roi Albert II et de la Reine Paola (en 1959)
  • 21, 22 et 23 juillet : Fête nationale (prestation de serment du Roi Léopold Ier, le 21 juillet 1831)
  • 11 septembre : Anniversaire de la Reine Paola (née en 1937)
  • 24 octobre : Journée des Nations Unies (créées en 1945)
  • 11 novembre : Armistice de 1918
  • 15 novembre : Fête du Roi
  • Date mobile : Election du Parlement européen (élu au suffrage universel depuis 1979)

Même si le Droit est malheureusement par essence une matière à interprétations, en conclusions, je lis bien : « aux dates officielles, et lorsque les usages locaux le demandent », ce qui sugnifie qu’à partir du moment où on arbore le drapeau belge, le drapeau wallon doit être arboré aux mêmes conditions. Même en dehors de fêtes officielles. On peut effectivement estimer qu’il y a concrétisation, en usage local, du pavoisement du drapeau tricolore belge puisque ce dernier se trouvait jusqu’ici régulièrement arboré – au côté du drapeau wallon - au balcon de l’hôtel de Ville… à moins de considérer que, depuis le 23 mars 2011, l’hôtel de ville n’est pas (ou n’est plus) un édifice public…

 

Puis-je espérer que la Ville de Nivelles réagira rapidement pour reconnaître – l’importance d’une Institution - la Région wallonne - dont elle dépend, mais surtout son appartenance à une entité politique reconnue par la Constitution : la Wallonie ? Appartenance dont nous pouvons être fiers et pour la reconnaissance de laquelle de nombreuse génération de citoyens se sont engagés en politique.
Nous avons même eu l’honneur de connaître comme « Nivellois d'adoption » un militant wallon (parmi tant d’autres), hélas bien oublié aujourd’hui, le Comte Albert du Bois d'Enghien, qualifié sur une stèle du parc de la Dodaine de « précurseur du mouvement wallon ».

 

Un geste fort en ce sens par la Ville de Nivelles, Chef-lieu d’arrondissement, ma paraît d’autant plus important que dans le cadre des tractations et marchandages en cours depuis les dernières élections fédérales, il est plus que patent que certains n’hésitent pas, et n’hésiteront pas, à remettre en question l’existence même de la province du Brabant wallon et surtout son ancrage et caractère wallon. Oublieux de l’appellation  « wallon païs » ou « roman païs de Brabant », termes qualifiant, de langue française et de dialectes wallons depuis le VIIème siècle, le territoire roman qui est devenu « Province du Brabant wallon » début 1995.

 

 

Bonjour,

 

Le drapeau wallon flotte sur la Grand-place 

 

Bonne journée,

Par Claude Thayse - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Avenir de la Wallonie
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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 17:31

Sans commentaires de ma part évidemment !

 

Communiqué de presse du Rassemblement Wallon du 23 février 2011

 

Le Rassemblement Wallon est en ordre de marche !

 

 Le Rassemblement Wallon a tenu son Assemblée générale statutaire à Namur. Celle-ci a approuvé les statuts, désigné les membres de son Comité directeur et élu Claude Thayse à la présidence.

 

Analysant la situation politique, près de 300 jours depuis la démission du gouvernement fédéral :

- Le RW déplore l’absence totale de référence à la Wallonie dans les préoccupations des négociateurs francophones, tous partis confondus. Pour eux, la Wallonie ne semble plus être qu’une monnaie d’échange. Face aux menaces de dépeçage évoquées par certains, il rappelle sa volonté de défendre l'intégrité territoriale de la Wallonie et sa souveraineté politique, économique, sociale et culturelle.

 

- Le RW constate que la modification du paysage économique wallon caractérisée, ces dernières années, par un redressement prenant des allures toujours plus vigoureuses, confirmées dans les milieux industriels, est encore, soit ignorée, soit tout simplement niée par certains « spécialistes francophones du catastrophisme ».

Le RW se réjouit de constater que malgré un contexte international défavorable, la persistance des risques de dysfonctionnement liés à la poursuite de la politisation dans la fonction publique, l’inachèvement du fédéralisme marqué par des transferts insuffisants ou incohérents de compétences et le maintien d’une Communauté française de Belgique, facteurs entravant son redéveloppement, la Wallonie poursuit son redressement et fait même souvent mieux que les régions voisines. Le RW y voit une preuve supplémentaire que les Wallons ont tout à gagner à augmenter leur autonomie régionale tout en approfondissant la réforme des structures et pratiques politiques.

 

- Le RW se réjouit d’entrevoir un début d’évolution de la pensée politique en matière de finalité des réformes de l’Etat puisque, conscient de l’impasse des négociations fédérales, l’ancien « conciliateur royal », propose d’organiser « l’union belge » sur base de quatre entités. Reprenant à son compte un point central du programme du RW.

Pour rappel, lors de son congrès électoral du 30 mai 2010, W+ devenu depuis lors Rassemblement Wallon « préconisait d’urgence l'émergence de quatre Régions autonomes par le transfert de nouvelles compétences et des moyens correspondants de l’Etat fédéral » Ajoutant que « dans un souci de cohérence, de simplification de dynamisation et surtout d’efficacité, nous réclamons le transfert des compétences de l'actuelle Communauté française aux Régions, wallonne et bruxelloise. Régions égales en Droits, libres et autonomes. Pour la Wallonie, cette maîtrise indispensable de compétences essentielles, comme l’enseignement et la culture, renforçant une identité négligée, mais historiquement fondée sur la fraternité et l’égalité, agira comme un puissant moteur de progrès social, culturel et économique ».

 

En respectant ainsi les principes de territorialité et de solidarités négociées, sortant du chantier sans fin, parce que sans finalités ni projet clair, des réformes institutionnelles, le RW a fait le choix de prévenir plutôt que subir.

 

- Tenant compte de ces points, le RW constate qu’il est le seul parti centrant son discours et son action sur la Wallonie.

Il est le parti nécessaire pour préparer et assurer la transition entre les vicissitudes d’un Etat belge en évaporation et un avenir prometteur et responsable pour les Wallons.

 

 

http://www.rassemblementwallon.be

 

Par Claude Thayse - Publié dans : Actualité - Communauté : Avenir de la Wallonie
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